International
Brésil: Lula accuse Bolsonaro d’encourager des manifestations violentes
| Par AFP |
Le président élu du Brésil Lula a qualifié mardi le chef de l’Etat sortant Jair Bolsonaro de « fasciste » et l’a accusé d’encourager des manifestations violentes comme celles survenues lundi soir à Brasilia.
« Il ne reconnaît toujours pas sa défaite, il continue à encourager les fascistes qui sont mobilisés dans la rue », a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva lors d’une conférence de presse.
« Il suit le script de tous les (leaders) fascistes », a ajouté l’ancien ouvrier, citant les mouvements d’extrême droite en France, en Espagne, en Italie, en Hongrie ou aux Etats-Unis.
Lundi soir, des militants bolsonaristes ont incendié des véhicules et ont tenté de s’introduire dans le siège de la Police fédérale après l’arrestation d’un des leurs.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants, certains armés de bâtons ont répliqué en lançant des pierres.
Les manifestants voulaient obtenir par la force la libération d’un bolsonariste qui se dit cacique indigène et qui a été placé en détention provisoire pour dix jours.
José Acacio Serere Xavante, également pasteur évangélique, est accusé par le Parquet d’avoir organisé plusieurs manifestations « à caractère antidémocratique » dans la capitale, y compris devant l’hôtel où loge Lula.
Depuis la défaite de Jair Bolsonaro, certains ses sympathisants du président sortant d’extrême droite campent devant des casernes de différentes villes, demandant une intervention militaire contre le résultat issu des urnes.
Lula, 77 ans, qui a déjà gouverné le Brésil de 2003 à 2010, débutera son troisième mandat le 1er janvier.
Le président élu de gauche n’a pas pu retenir ses larmes au moment de recevoir la certification de son élection, lors d’une cérémonie lundi au Tribunal Supérieur électoral à Brasilia.
Lors de sa conférence de presse mardi, il a promis de mener une réforme du système fiscale dès le début de son mandat.
Lula a également confirmé la nomination d’Aloisio Mercadante, figure historique du Parti des Travailleurs (PT), à la tête de la Banque publique de développement (BNDES).
Plus tôt dans la journée, la chanteuse Margareth Menezes a dit avoir accepté de devenir ministre de la Culture, un portefeuille qui avait été relégué à un simple secrétariat sous Bolsonaro.
Elle est la première femme et la première personne noire nommée dans le nouveau gouvernement Lula, après l’annonce de cinq hommes blancs comme ministres la semaine dernière.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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