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International

Brésil: les équipes de Lula et Bolsonaro préparent la transition

Photo: Evaristo Sa / AFP

| Par AFP |

Les équipes du président élu Lula et du chef d’Etat sortant Jair Bolsonaro devaient se rencontrer jeudi après-midi pour entamer la transition du pouvoir au Brésil, où les manifestations contre la victoire de l’ex-président de gauche ont baissé en intensité.

De nombreux barrages routiers ont été levés après l’appel mercredi du président sortant d’extrême droite à ses sympathisants à débloquer les routes.

Le nombre de barrages est passé de 250 dans le pays mardi lors du pic, à 74 jeudi matin dans huit Etats (sur 27), selon la police des autoroutes, qui a également recensé 862 manifestations diverses. 

Le président, qui n’a reconnu sa défaite mardi qu’à demi-mot, a également soutenu les « manifestations légitimes ».

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Mercredi des milliers de manifestants bolsonaristes se sont ainsi rendus devant des bâtiments militaires de onze Etats pour demander une intervention de l’armée afin d’empêcher le retour au pouvoir de l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) après sa victoire sur le fil dimanche. 

Le vice-président de Lula et le centriste Geraldo Alckmin devait retrouver dans l’après-midi le directeur de cabinet du chef d’Etat d’extrême droite, Ciro Nogueira, dans la capitale Brasilia pour amorcer la transition. 

Gleisi Hoffmann, la présidente de la famille politique de Lula, le Parti des Travailleurs, et le coordinateur de programme de l’ancien métallurgiste Aloizio Mercadante devaient également participer à la réunion, selon CNN Brésil.

M. Alckmin, ancien gouverneur de Sao Paulo, est chargé de coordonner la passation des pouvoirs avec l’administration sortante, avec laquelle il a déjà eu des contacts, mais dans une ambiance d’incertitude provoquée par le silence durant deux jours de M. Bolsonaro après sa défaite au scrutin présidentiel. 

L’ancien parachutiste a fini par donner l’autorisation à ses équipes de lancer la transition, sans toutefois mentionner le nom de son ennemi juré Lula ni le féliciter de sa victoire.

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À Rio de Janeiro, il ne restait qu’une dizaine de personnes devant une caserne militaire jeudi matin, certaines ayant passé la nuit sous des tentes. 

« Je pense que nous allons avoir une dictature communiste » avec Lula, a dit à l’AFP Jessica dos Santos Ferreira, 31 ans. 

« C’est un voleur, ce n’est pas un exemple pour mon fils de onze ans », a ajouté cette entrepreneuse noire, qui s’est dit prête à rester sur place jusqu’à l’intervention de l’armée.

Lula doit être intronisé président le 1er janvier.

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International

Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz

La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.

Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.

Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.

Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

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« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.

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International

La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue

Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.

Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.

Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.

Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.

Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.

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Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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