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International

Présidentielle au Brésil: un ex-élu du parti de Lula tué à deux jours du second tour

Photo: Facebook Zezinho

| Par AFP |

Un ancien conseiller municipal du Parti des travailleurs (PT) a été abattu vendredi à Sao Paulo, au Brésil, deux jours avant le second tour de l’élection présidentielle, pour des raisons qui restent à déterminer, ont annoncé des membres du parti.

« J’apprends avec beaucoup de tristesse et d’inquiétude la nouvelle du meurtre du camarade Zezinho », a déclaré sur Twitter Jilmar Tatto, député élu du PT à Sao Paulo, ajoutant que le parti, auquel appartient le candidat Luiz Inácio Lula da Silva, suivra de près « ce crime et ses motivations ».

Le meurtre s’est produit à Jandira, une municipalité de la région métropolitaine de Sao Paulo.  

Selon les médias locaux, Zezinho, né Reginaldo Camilo dos Santos, était candidat au poste de député fédéral lors des élections législatives qui se sont tenues le 2 octobre, parallèlement à la présidentielle qui voit s’affronter Luiz Inacio Lula da Silva et Jair Bolsonaro au second tour.

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Zezinho 51 ans, travaillait pour la campagne de Fernando Haddad, qui participera dimanche au second tour du scrutin pour le poste de gouverneur de Sao Paulo. 

Le site d’information G1 a indiqué que le « soupçon initial » de la police porte sur une « vengeance politique », suite aux allégations que M. Zezinho avait soulevées sur un système de corruption présumé dans le bureau du maire de Jandira.

Le secrétariat à la sécurité de Sao Paulo a confirmé à l’AFP qu’ »un homme a été tué par balle vendredi après-midi » et que des agents enquêtent sur l’incident, sans donner davantage de détails. 

M. Tatto a déclaré au journal O Globo que « tout indique qu’il s’agit de l’action d’un pro-Bolsonaro dans le climat d’intolérance qui règne dans le pays ».

Les Brésiliens se rendent aux urnes dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle, extrêmement polarisée, qui oppose l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, favori des sondages, à l’actuel chef de l’Etat d’extrême droite Jair Bolsonaro.

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Tout au long de la campagne, le Brésil a enregistré près de deux épisodes de violence politique par jour au cours des deux mois précédant le premier tour, selon un rapport des ONG Justiça Global et Terra de direitos.

Entre le 1er août et le 2 octobre, 121 cas ont été enregistrés au total, dont des meurtres, des attentats, des menaces ou des agressions (physiques ou verbales).

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International

Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori

Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.

Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).

Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.

L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.

Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.

Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.

Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.

De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.

« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.

Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.

Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.

Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.

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International

Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux

Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.

Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.

Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.

À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.

La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.

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Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.

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International

Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.

Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.

Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.

La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.

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