International
Le Mercosur annonce un accord de libre-échange avec Singapour

AFP
Le ministre des Affaires étrangères du Paraguay, Julio Arriola, a annoncé la conclusion d’un accord de libre-échange entre le Mercosur et Singapour, au cours d’une réunion préliminaire mercredi à Asuncion, à la veille de l’ouverture du sommet du bloc économique sud-américain.
« Nous avons terminé les négociations pour un accord de dernière génération avec Singapour qui agrandira notre horizon commercial avec le Sud-Est asiatique », a déclaré le ministre paraguayen devant ses homologues de l’organisation régionale.
Le ministre a rappelé que ce pays asiatique de six millions d’habitants était déjà un important partenaire du Mercosur en matière de commerce et d’investissements.
En 2021, les exportations du bloc latino-américain vers Singapour se sont élevées à 5,9 milliards de dollars et les importations à 1,2 milliard, selon des données officielles du marché commun.
« Par cet accord conclu avec Singapour et les négociations bien avancées avec l’Union européenne, la (capacité de) projection internationale du bloc a été clairement démontré. Nous, les Etats membres, sommes plus forts dans nos négociations », a souligné le ministre.
L’accord prévoit une diversification des échanges commerciaux et une plus grande facilité pour les investissements des deux parties.
Le ministre brésilien des Affaires étrangères Carlos Franca a qualifié l’accord de « significatif », « le premier avec le Sud-Est asiatique ».
« Cela peut demander du temps. Il ne faut pas se presser pour signer des accords entre pays si ce ne sont pas des accords équilibrés », a souligné la ministre argentine des Affaires étrangères Santiago Cafiero.
Les pays du Mercosur ont par ailleurs convenu de réduire de 10% le Tarif extérieur commun (TEC), a annoncé Julio Arriola. Cet accord « permettra une réduction de 10% dans un univers très large de produits », a-t-il souligné.
« C’est une décision historique (…) en période de crise économique et d’inflation internationale », s’est félicité Carlos Franca, soulignant que la baisse du TEC « profitera à la population la plus pauvre de la région ».
Après la réunion ordinaire du Conseil du marché commun du Mercosur mercredi, s’ouvrira jeudi le Sommet des chefs d’Etat du Mercosur.
Le Mercosur, créé en 1991, est le principal bloc d’intégration économique d’Amérique du Sud. Il comprend l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay. Il représente un marché de 300 millions de personnes.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
International
Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027
Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.
Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.
Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.
« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.
Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».
International
Gustavo Petro rencontre Delcy Rodríguez à Caracas pour renforcer la coopération bilatérale
Le président colombien Gustavo Petro est arrivé ce vendredi au Venezuela pour une rencontre bilatérale avec la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, centrée sur la sécurité frontalière et la coopération énergétique.
Cette visite marque la première visite officielle d’un chef d’État au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier.
Autrefois proche allié de Maduro, Petro avait condamné les opérations militaires menées sur le territoire vénézuélien et qualifié initialement l’arrestation de « kidnapping ».
Depuis son arrivée à la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a repris les relations diplomatiques avec États-Unis et lancé des réformes visant à faciliter les investissements privés et étrangers dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
La rencontre entre les deux dirigeants devrait également permettre d’avancer sur plusieurs projets bilatéraux en suspens, notamment la vente de gaz vénézuélien à la Colombie et l’interconnexion électrique entre les deux pays.
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