International
Présidentielle au Brésil: Lula creuse à nouveau l’écart face à Bolsonaro (sondage)
AFP
Lula regagne du terrain dans les intentions de vote pour la présidentielle d’octobre au Brésil, qu’il pourrait remporter dès le premier tour face à l’actuel président d’extrême droite Jair Bolsonaro, selon un sondage publié jeudi.
D’après l’institut Datafolha, 48% des Brésiliens voteraient pour l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, contre 27% pour M. Bolsonaro.
Lula creuse ainsi l’écart, avec 21 points d’avance au premier tour sur son adversaire. Un précédent sondage de cet institut de référence, publié le 24 mars, lui donnait 17 points d’avance sur M. Bolsonaro.
Toutefois, les deux enquêtes ne sont pas totalement comparables, celle de mars prévoyant des scénarios avec d’autres candidats, dont certains se sont retirés depuis.
Fin avril, un sondage PoderData donnait en revanche Jair Bolsonarao à seulement cinq points (36%) derrière Lula (41%).
Selon le sondage de jeudi, l’ancien président de gauche (2003 à 2010) l’emporterait même au premier tour, avec 54% des voix contre 30% pour Bolsonaro, si ne sont pris en compte que les votes valides, sans les bulletins blancs ou nuls.
En cas de second tour, le leader du Parti des travailleurs, âgé de 76 ans, battrait Jair Bolsonaro, 67 ans, de 25 points (58% contre 33%), soit trois points de plus qu’en mars.
Ce sondage est le premier réalisé sans les candidatures de l’ex-juge anticorruption Sergio Moro, ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, et de l’ex-gouverneur de centre droit de Sao Paulo Joao Doria, tenant d’une « troisième voie » et qui se sont retirés de la course.
En troisième position arrive le candidat de centre-gauche Ciro Gomes (7%), la sénatrice Simone Tebet étant créditée de la cinquième place avec 2% des voix, à égalité avec le centriste André Janones.
Ce sondage montre que « l’absence d’amélioration de l’économie » peut créer une « tendance favorable à Lula », a affirmé Creomar de Souza, un analyste, à l’AFP.
Par ailleurs, M. Bolsonaro a plus de difficultés que Lula à parler aux électeurs ne faisant pas partie de ses partisans, selon lui.
Ce sondage a été effectué auprès de 2.556 personnes entre mercredi et jeudi dans 181 villes, avec une marge d’erreur de +/- 2 points.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
International
Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027
Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.
Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.
Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.
« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.
Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».
International
Gustavo Petro rencontre Delcy Rodríguez à Caracas pour renforcer la coopération bilatérale
Le président colombien Gustavo Petro est arrivé ce vendredi au Venezuela pour une rencontre bilatérale avec la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, centrée sur la sécurité frontalière et la coopération énergétique.
Cette visite marque la première visite officielle d’un chef d’État au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier.
Autrefois proche allié de Maduro, Petro avait condamné les opérations militaires menées sur le territoire vénézuélien et qualifié initialement l’arrestation de « kidnapping ».
Depuis son arrivée à la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a repris les relations diplomatiques avec États-Unis et lancé des réformes visant à faciliter les investissements privés et étrangers dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
La rencontre entre les deux dirigeants devrait également permettre d’avancer sur plusieurs projets bilatéraux en suspens, notamment la vente de gaz vénézuélien à la Colombie et l’interconnexion électrique entre les deux pays.
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