Amérique centrale
Le Salvador prolonge l’état d’urgence de 30 jours pour lutter contre les gangs
AFP
L’Assemblée législative du Salvador a prolongé mercredi d’un mois l’état d’urgence voté le 27 mars pour contenir la violence meurtrière des gangs.
Le nouveau décret-loi, adopté à la demande du président Nayib Bukele, indique que la prolongation de ce régime d’exception à compter de mercredi est rendue nécessaire « par la persistance d’une vage d’insécurité », en dépit de l’arrestation de milliers de membres présumés de ces gangs.
Selon le ministre de la Justice et de la Sécurité, Gustavo Villatoro, plus de 35.000 personnes ont déjà été arrêtées. Quelque 16.000 autres étaient déjà en prison, soit un total de 51.000 membres présumés de gangs sur un total estimé à 70.000. Le Salvador lutte notamment contre deux gangs: la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18.
L’état d’urgence avait déjà été prolongé une première fois le 26 avril. Cette mesure restreint également la liberté d’association et les droits de la défense, prolonge le délai de détention pendant l’enquête, et permet l’interception des communications.
Le parlement, contrôlé par le parti au pouvoir, a également approuvé début avril une réforme visant à sanctionner les membres de gangs de peines pouvant aller jusqu’à 45 ans de prison. La réforme prévoit également de punir la diffusion de messages de gangs dans les médias d’une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.
Le gouvernement du Salvador a déclaré la « guerre » aux gangs armés après l’assassinat de 87 personnes entre le 25 et le 27 mars, crimes que les autorités ont attribué à ces groupes criminels. .
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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