International
Ukraine: Macron veut « rassembler des preuves » contre « des crimes de guerre des Russes »
AFP
Le président français Emmanuel Macron a affirmé que la France était en train de « rassembler les preuves » contre « des crimes de guerre des Russes » en Ukraine où des exactions contre des civils ont été attribuées à la Russie, qui dément.
« Même en prenant le maximum de précautions que je me dois de prendre » en tant que chef de l’Etat, « je peux dire que ce sont des crimes de guerre des Russes », a affirmé Emmanuel Macron sur le réseau social Brut, ajoutant que « des gendarmes, des magistrats » français avaient été envoyés pour aider les Ukrainiens à l’établir.
« On a tous été bouleversés et choqués, indignés par les images qu’on a vu à Boutcha il y a quelques jours, à Kramatorsk aujourd’hui et on l’a vu aussi à Marioupol, à Kharkiv » et « malheureusement dans d’autres villes on le découvrira », a-t-il dit.
Selon lui, « les services français, avec d’autres, (ont) réussi à démanteler le mensonge d’État russe qui consistait à dire que ce n’était pas la Russie » qui avait commis des exactions contre des civils dans plusieurs villes ukrainiennes.
« Je veux qu’on rassemble les preuves ». « Et donc, nous avons envoyé des gendarmes et des magistrats en coopération pour aider (…) à récolter des preuves de la culpabilité de soldats russes et l’identité de ces soldats russes », a-t-il ajouté.
« Nous avons, par les images satellite, pu démontrer que c’était l’armée russe quand elle était présente », a-t-il affirmé, sans préciser à quelle ville il faisait référence.
Selon lui, « la guerre que la Russie a décidé de lancer contre le peuple ukrainien a changé de nature ces derniers jours, puisqu’on voit bien qu’ils ont manifestement décidé de mener des opérations contre des civils de manière méthodique, avec des scènes de viols qui sont en train d’être documentées, avec des atrocités » contre des civils.
Emmanuel Macron veut donc que la France aide la justice ukrainienne « si elle est empêchée pour partie, à aller devant la Cour pénale internationale pour qu’il y ait des jugements ».
Au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées et une centaine blessées vendredi dans un tir de missile sur la gare de Kramatorsk (est), d’où partaient depuis plusieurs jours des milliers de personnes évacuées vers le reste du pays.
Moscou a immédiatement démenti être responsable de la frappe, affirmant ne pas disposer du type de missile utilisé, et a accusé Kiev d’avoir « orchestré » le tir pour empêcher les civils de fuir. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé un « mal sans limite » déchaîné par la Russie.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a estimé que ce bombardement était constitutif d’un « crime contre l’humanité ».
International
Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori
Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.
Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).
Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.
L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.
Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.
Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.
Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.
De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.
« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.
La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.
Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.
Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.
Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.
International
Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux
Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.
Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.
Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.
À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.
La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.
Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.
International
Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.
Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.
Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.
Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.
En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.
La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.
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