Connect with us

International

« Nous l’avons fait! »: le cri du cœur de Ketanji Brown Jackson, première femme noire à la Cour suprême

AFP

« Il a fallu 232 ans (…) avant qu’une femme noire ne soit choisie pour servir à la Cour suprême des Etats-Unis, mais nous l’avons fait! » Ovationnée, Ketanji Brown Jackson a livré vendredi à la Maison Blanche un puissant message d’espoir dans une Amérique divisée.

L’éminente juriste et magistrate bardée de diplômés, dont le visage s’illumine le plus souvent d’un immense sourire, s’est faite grave pour conclure le discours que l’avait invitée à prononcer le président Joe Biden, au lendemain de la confirmation par le Sénat de sa nomination à la plus haute juridiction américaine.

« Tous les Américains peuvent être fiers de ce moment », a dit cette femme de 51 ans, vêtue de sombre comme pour rappeler la robe noire des juges, reçue avec les honneurs dans les jardins du 1600 Pennsylvania Avenue.

Derrière elle, de multiples drapeaux américains agités par la brise d’une radieuse matinée de printemps, et la blancheur éclatante de la demeure du président des Etats-Unis, une mise en scène comme le pouvoir politique américain excelle à en inventer.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

Et devant elle, des élus et de nombreuses figures de la communauté afro-américaine, au total des centaines de personnes qui se sont plusieurs fois levées pour l’acclamer ou qui, comme elle, ont parfois essuyé quelques larmes.

« Dans ma famille, il n’a fallu qu’une génération pour passer de la ségrégation à la Cour suprême », a dit Ketanji Brown Jackson, aux côtés de qui se tenait Kamala Harris, première femme, et première Afro-Américaine à être vice-présidente.

Sa voix s’est étranglée, quand, pour rendre hommage aux militants des droits civiques et à leurs combats passés, elle a dit ces lignes de la grande poétesse et militante Maya Angelou.

« Apportant les présents que mes ancêtres m’ont donnés, je suis le rêve et l’espérance de l’esclave », a dit la magistrate, dont la nomination était une promesse de campagne de Joe Biden.

Le président démocrate, savourant chaque moment d’une cérémonie qui est aussi pour lui une indéniable victoire politique, a lui rendu hommage à la « force » de Ketanji Brown Jackson et à ses parents, tous deux présents, qui ont connu « l’inhumanité de la ségrégation ».

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

« Cette force a remonté le moral des millions d’Américains qui vous ont vue, juge Jackson, et en particulier des femmes de couleur », a-t-il dit.

Mais Joe Biden, qui doit en grande partie son élection à l’électorat afro-américain, a aussi rappelé qu’au-delà de cette journée de fête et d’unité, les clivages partisans étaient plus profonds que jamais aux Etats-Unis.

Il a estimé que sa candidate avait été la cible de la part des sénateurs républicains, lors d’auditions interminables et parfois tendues, « d’affirmations méprisables et sans fondement ».

Continue Reading
Advertisement
20260224_estafa_mh_300x250

International

Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori

Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.

Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).

Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.

L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.

Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.

Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.

Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.

De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.

« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.

Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.

Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.

Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.

Continue Reading

International

Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux

Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.

Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.

Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.

À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.

La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.

Advertisement

20260224_estafa_mh_728x90

previous arrow
next arrow

Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.

Continue Reading

International

Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.

Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.

Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.

La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.

Continue Reading

Trending

News Central