International
L’Argentine, première étape du Chilien Boric pour renforcer la « voix » latino-américaine
AFP
Le président du Chili Gabriel Boric a affirmé lundi à Buenos Aires, lors de sa première visite à l’étranger, sa volonté de réancrer le Chili en Amérique latine et de récupérer « une voix de premier plan » pour la région, au côté de « pays frères » comme l’Argentine.
« Nous voulons replacer le Chili en Amérique latine et notre priorité, ce sont nos pays frères », a déclaré M. Boric, arrivé dimanche en Argentine pour une visite d’Etat de trois jours, accompagné d’une importante délégation de cinq ministres, de parlementaires, d’entrepreneurs et de personnalités du monde culturel.
« Si pendant longtemps nous avons regardé dans d’autres directions, vers le nord ou vers le Pacifique (…), notre base c’est l’Amérique latine », a insisté le chef de l’Etat en conférence de presse, au côté de son homologue argentin Alberto Fernandez. « A partir de là, nous allons bâtir une communauté, une région, une coopération, un internationalisme ».
L’Amérique latine, a-t-il ajouté, doit « retrouver une voix unie, commune », car ses pays « partagent profondément les mêmes défis » climatique, migratoire, énergétique.
Lors d’une interview en amont de son voyage, M. Boric avait souligné qu’ »un sujet qui (lui) tient très à coeur est comment récupérer en Amérique latine une voix de premier plan dans les forums internationaux ».
Le jeune président de gauche (36 ans) a aussi dit partager avec le péroniste Fernandez (centre-gauche) « une même vision », des « visions du monde avec de nombreux points communs, (dont) l’importance d’une transformation de la société centrée sur l’égalité sociale ».
MM. Boric, en mars dernier, et Fernandez, en décembre 2019, ont chacun succédé à la tête de leurs pays respectifs à des présidents issus de la droite libérale, Sebastian Piñera et Mauricio Macri.
« En moi vous avez un allié, un complice pour la bataille contre les inégalités et pour un monde plus juste », a conclu M. Boric à l’adresse de son hôte argentin. « Et en moi vous avez un ami, un complice, un partenaire, » a répliqué Alberto Fernandez.
M. Boric a enfin ajouté sentir à titre personnel « une profonde fraternité » avec le peuple argentin, car il a « grandi en Patagonie, or en Patagonie il n’y a pas de frontière » entre les deux pays.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
International
Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027
Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.
Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.
Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.
« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.
Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».
International
Gustavo Petro rencontre Delcy Rodríguez à Caracas pour renforcer la coopération bilatérale
Le président colombien Gustavo Petro est arrivé ce vendredi au Venezuela pour une rencontre bilatérale avec la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, centrée sur la sécurité frontalière et la coopération énergétique.
Cette visite marque la première visite officielle d’un chef d’État au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier.
Autrefois proche allié de Maduro, Petro avait condamné les opérations militaires menées sur le territoire vénézuélien et qualifié initialement l’arrestation de « kidnapping ».
Depuis son arrivée à la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a repris les relations diplomatiques avec États-Unis et lancé des réformes visant à faciliter les investissements privés et étrangers dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
La rencontre entre les deux dirigeants devrait également permettre d’avancer sur plusieurs projets bilatéraux en suspens, notamment la vente de gaz vénézuélien à la Colombie et l’interconnexion électrique entre les deux pays.
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