Amérique centrale
Nicaragua : des diplomates à l’ambassade de France pour soutenir l’Ukraine
AFP
Des diplomates européens, des Etats-Unis, du Japon, du Canada, du Panama, de Colombie et du Brésil se sont réunis mercredi à la résidence de l’ambassadeur de France au Nicaragua pour affirmer leur soutien à l’Ukraine envahie par la Russie du président Vladimir Poutine, alliée historique du président nicaraguayen Daniel Ortega.
« Nous sommes ici pour affirmer et montrer notre soutien (à l’Ukraine) et (notre) unité autour des principes fondamentaux de la souveraineté, de l’autodétermination, contre l’ingérence dans les affaires internes d’un autre pays, comme dans le cas de l’Ukraine », a déclaré l’ambassadeur de France à Managua Brieuc Pont.
Au titre de l’Europe des diplomates d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne et de Suisse participaient à la réunion.
L’ambassadeur allemand Christoph Bundscherer a assuré que les pays du « monde libre » sont « prêts à faire de grands sacrifices » pour empêcher la victoire de la Russie. « Président Poutine, arrêtez cette guerre. Vous ne pourrez pas la gagner. Le monde libre est uni contre vous, comme il l’a été contre Hitler en 1945 », a-t-il lancé.
Dans un message enregistré, l’ambassadrice ukrainienne à Mexico, Oksana Dramarétska, a rappelé que près de deux millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février, et à dénoncé la violation par Moscou d’accords de cessez-le-feu pourtant conclus lors de trois séances de négociation.
M. Pont a relevé que d’autres manifestations de solidarité de diplomates avec l’Ukraine ont eu lieu ailleurs qu’au Nicaragua.
Le gouvernement du président Ortega, a souligné le diplomate français, s’est abstenu avec 34 autres pays lors du vote d’une résolution de l’ONU pour demander à la Russie de retirer ses troupes et de mettre fin à la guerre.
Le fait que le Nicaragua, soutien historique de Moscou, « s’abstienne à cette occasion démontre d’une certaine façon l’attachement du gouvernement du Nicaragua et l’attention qu’il porte à la thématique de la souveraineté et de l’autodétermination, dont il clame être un ardent défenseur. En conséquence sa position est très logique », a jugé l’ambassadeur de France.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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