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Amérique centrale

Sanctions contre la Russie : le Canal de Panama réaffirme sa neutralité

AFP

L’Autorité du Canal de Panama (ACP) a réaffirmé jeudi la neutralité de la voie interocéanique, et a annoncé qu’elle ne refusera pas le passage de navires russes en dépit des sanctions imposées à Moscou par la commmunauté internationale après l’invasion de l’Ukraine.

« Le Canal de Panama suit de près la situation actuelle en Ukraine » mais celui-ci est « est une voie aquatique de transit international neutre de manière permanente », a insisté l’ACP dans un communiqué.

La souveraineté du Canal a été rétrocédée au Panama par des traités signés en 1977 entre le président américain Jimmy Carter et le chef de l’Etat panaméen Omar Torrijos. L’un de ces traités « déclare la neutralité du Canal de Panama » afin de garantir son accès « aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre (…) aux navires de toutes les nations en termes de pleine égalité », rappelle l’ACP.

Un groupe d’une cinquantaine de manifestants ukrainiens et russes opposés à l’invasion de l’Ukraine par la Russie a demandé mercredi au gouvernement de Panama la fermeture du Canal aux navires russes. Celle-ci n’aurait cependant qu’une portée symbolique en raison du petit nombre de vaisseaux de cette nation qui transitent par la voie interocéanique de 77 km de long.

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Environ 3,5% du commerce maritime mondial passe par le Canal de Panama, mais les navires russes l’empruntent si peu que leur trafic n’apparaît pas dans les statistiques officielles de l’ACP.

Cependant, l’Autorité du Canal indique dans son communiqué qu’elle « analysera les possibles effets » que l’invasion de l’Ukraine pourrait avoir sur son activité.

Celle-ci pourrait affecter « à court ou moyen terme » la « chaîne d’approvisionnement du commerce maritime mondial », et en conséquence le trafic par le Canal, qui sert surtout à relier la Chine, le Japon et la Corée du Sud avec la côte est des Etats-Unis et l’Amérique du Sud avec l’Europe.

Le Canal de Panama a battu son record de trafic en tonnage durant l’année fiscale 2021, avec le passage de 516 millions de tonnes de fret. Plus d’un million d’embarcations sont passées par le Canal depuis son inauguration en 1914 par les Etats-Unis.

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Amérique centrale

Le canal de Panamá prévoit des relocalisations dès 2027 pour un nouveau réservoir

Le canal de Panamá prévoit de lancer, à la mi-2027, les premiers déplacements de populations qui devront quitter la zone où sera construit un nouveau réservoir, selon une source du projet.

L’Autorité du canal de Panamá, organisme public chargé de l’exploitation de la voie, envisage la construction d’un réservoir de 4 600 hectares sur le río Indio, à l’ouest du canal, afin de garantir l’approvisionnement en eau et d’éviter qu’une éventuelle sécheresse ne perturbe son fonctionnement.

Les travaux, qui devraient débuter en 2028 et s’achever en 2031, nécessiteront un investissement estimé à 1,6 milliard de dollars et affecteront environ 2 000 habitants de la zone.

« Nous estimons qu’environ 50 familles, soit près de 200 personnes, seront les premières à être relocalisées (…) d’ici un an, puis le reste progressivement », a indiqué Karina Vergara, responsable socioenvironnementale du projet río Indio.

Elle a précisé que le processus débutera par l’acquisition de terrains destinés à accueillir les populations déplacées, suivie de la mise en place d’un plan d’aménagement territorial permettant la construction de nouvelles habitations.

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Les premiers transferts de population devraient avoir lieu dans la localité d’El Limón de Chagres, dans la province caribéenne de Colón, où les travaux préliminaires du futur barrage doivent commencer.

L’ACP prévoit également d’allouer environ 400 millions de dollars à l’indemnisation des personnes affectées, incluant la construction de logements et l’attribution de terres agricoles. La majorité des habitants concernés vivent actuellement de l’agriculture de subsistance.

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Amérique centrale

La justice guatémaltèque annule des décisions contre le journaliste Zamora

La Cour suprême de justice du Guatemala a annulé trois décisions rendues de manière irrégulière contre le journaliste José Rubén Zamora Marroquín, qui a passé plus de trois ans en détention sans que les accusations portées contre lui soient prouvées.

Cette décision fait suite à un recours introduit par la défense du journaliste. La haute juridiction a conclu que les résolutions émises en 2025 par la Deuxième chambre pénale et la Troisième chambre d’appel, ordonnant son retour en détention provisoire, étaient dépourvues de base légale.

Selon le jugement, Zamora Marroquín a été « privé de son droit à un procès équitable » à travers des décisions qualifiées d’« illégitimes » et « arbitraires ».

Le journaliste a retrouvé sa liberté le 12 février dernier, après qu’un juge a ordonné sa libération, mettant fin à plus de trois années de détention préventive.

Toutefois, au cours d’une période antérieure en 2025, il avait déjà été brièvement libéré avant d’être de nouveau incarcéré en raison de décisions désormais annulées par la Cour suprême.

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Fondateur du journal aujourd’hui disparu elPeriódico, Zamora Marroquín avait été arrêté en 2022 pour des accusations présumées de blanchiment d’argent, dans une affaire que plusieurs secteurs considèrent comme des représailles liées à ses enquêtes journalistiques.

Le dossier est sous la responsabilité du Ministère public du Guatemala, dont la direction, y compris la procureure générale Consuelo Porras, a été sanctionnée par les États-Unis pour des faits présumés de corruption.

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Amérique centrale

Un homme d’affaires américain arrêté au Honduras dénonce un litige financier

L’homme d’affaires américain Murray Paul Farmer a été arrêté mardi au Honduras, où il affirme que sa détention est liée à un différend avec le gouvernement, qu’il accuse de lui devoir de l’argent pour des projets réalisés dans le pays.

Farmer a indiqué avoir été interpellé à son arrivée par voie aérienne sur le territoire hondurien et a réitéré qu’il n’a commis aucun délit.

Selon ses déclarations, le gouvernement aurait ordonné son arrestation malgré l’existence d’une décision judiciaire en sa faveur concernant des paiements impayés, dont le montant n’a pas été précisé.

L’entrepreneur affirme avoir mené pendant plusieurs années des projets d’infrastructure, notamment dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement, sans recevoir de compensation financière.

Dans un message diffusé sur le réseau social X, il s’est dit « innocent » et a assuré ne pas avoir reçu « un seul dollar » pour 21 projets livrés au peuple hondurien.

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Farmer a également averti que son cas pourrait envoyer un signal négatif aux investisseurs étrangers, évoquant un manque de sécurité juridique dans le pays.

Il a enfin indiqué son intention de porter l’affaire devant les autorités des États-Unis, y compris le président Donald Trump, afin de dénoncer la situation.

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