Amérique centrale
Nicaragua: l’ex-candidate à la présidence Cristiana Chamorro jugée jeudi (avocats)
AFP
L’ancienne candidate de l’opposition à la présidence du Nicaragua Cristiana Chamorro, qui était donnée favorite face à Daniel Ortega pour l’élection de novembre 2021, mais qui avait été placée en détention à domicile en juin, sera jugée jeudi, a assuré mercredi un avocat de la famille.
Cristiana Chamorro, âgée de 68 ans, est notamment accusée de blanchiment d’argent, et a été placée en détention avec 45 autres opposants dont six autres pré-candidats de l’opposition, dans les mois qui ont précédé le scrutin présidentiel. Sans adversaire de poids, tous placés en détention ou contraints à l’exil, Daniel Ortega a été élu pour un quatrième mandat consécutif.
Cristiana Chamorro est la fille de Violeta Chamorro, qui avait vaincu dans les urnes Daniel Ortega en 1990, ainsi que du journaliste et héros de la lutte contre la dictature des Somoza Pedro Joaquin Chamorro Cardenal.
« Le procès (de Cristiana Chamorro) est programmé pour le 3 mars à 8H30 locales » (14H30 GMT) dans la prison d’El Chipote à Managua, a indiqué à l’AFP Me Maynor Curtis, l’un des avocats de la famille Chamorro.
Me Curtis est chargé de la défense de Pedro Joaquin, frère de Cristiana, lui aussi opposant et placé en détention.
Cristiana Chamorro est accusée de blanchiment d’argent, gestion abusive, fausseté idéologique et détournement lorsqu’elle était à la tête de la Fondation de promotion et défense de la liberté de la presse et de la liberté d’expression portant le nom de sa mère, Violeta Barrios de Chamorro (FVBCH).
L’ancienne favorite des sondages pour l’élection présidentielle devrait être jugée en même temps que son frère Pedro Joaquin, deux anciens cadres de la FVBCH, ainsi que son chauffeur, tous en détention, a indiqué à l’AFP Oly Hurtado, coordinatrice de la communication de la plateforme d’opposition Unité Nationale Bleu et Blanc (UNAB, selon son acronyme en espagnol).
Les procès d’opposants ont commencé le 1er février. Les dates des audiences et les sentences n’ont jusqu’ici été communiquées que par des sources proches des accusés ou par des organisations de défense des droits de l’homme, sans informations données par les autorités.
Le gouvernement accuse les opposants détenus de conspiration avec l’aide des Etats-Unis pour renverser le président Daniel Ortega et sont poursuivis pour « atteinte à l’intégrité nationale ».
Sur les 46 opposants arrêtés depuis juin 2021, au moins 31 ont déjà été déclarés coupables, dont 18 ont été condamnés à des peines allant de 8 à 13 années de prison. L’un d’eux, Hugo Torres, un héros de la guérilla sandiniste passé à l’opposition à Daniel Ortega, est mort en détention à l’hôpital le mois dernier.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
-
International3 jours agoMaría Corina Machado exige la libération immédiate des prisonniers politiques au Venezuela
-
Amérique centrale4 heures agoGuatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
-
International4 heures agoÉtats-Unis : six migrants retrouvés morts dans un wagon au Texas, tous mexicains et honduriens

























