International
Centrafrique: l’opposition revient dans les préparatifs du dialogue national
AFP
La principale plateforme de l’opposition non-armée en Centrafrique a annoncé jeudi qu’elle revenait dans le comité chargé de préparer un « dialogue républicain » promis il y a plus d’un an par le président Faustin Archange Touadéra au lendemain d’une réélection contestée.
Ce retour dans les préparatifs d’un forum de « réconciliation » pour lequel aucun calendrier n’est encore fixé a été rendu possible par l’abandon des poursuites judiciaires contre trois députés de l’opposition.
Se félicitant de la fin d’une « cabale politique et non d’une véritable procédure judiciaire (…) l’opposition démocratique composée de la COD-2020, du Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et du PATRIE (Parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des Etats) a décidé du retour de ses représentants au Comité d’Organisation du Dialogue Républicain », annonce jeudi un communiqué signé par les présidents des trois mouvements.
M. Touadéra avait été réélu le 27 décembre 2020 avec 53,16% des suffrages mais seul un électeur inscrit sur deux avait eu la possibilité de se rendre aux urnes dans un pays en guerre civile depuis 2013 et dont deux tiers du territoire étaient alors aux mains de groupes armés rebelles ou simplement prédateurs de ses ressources.
Puis une coalition de rebelles avaient lancé une vaste offensive à la veille du scrutin. Depuis lors, Bangui a repris le contrôle de la grande majorité du pays grâce à une offensive fulgurante de ses soldats mais surtout de centaines de paramilitaires russes qui les épaulent, des « mercenaires » du groupe russe de sécurité privé Wagner selon l’ONU.
M. Touadéra avait alors promis à l’opposition non-armée un « Dialogue républicain », promesse qu’il avait confirmée en juin 2021 « dans un bref délai », et installé en septembre un Comité du Dialogue Républicain.
Mais la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) et deux autres mouvements, représentant l’essentiel de l’opposition non-armée, avait quitté le Comité le 30 octobre parce que la présidence réclamait la levée de l’immunité parlementaire de trois députés, dont Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deuxième et troisième du scrutin présidentiel, poursuivis pour des liens présumés avec la rébellion.
Lundi, le ministre de la Justice a informé l’opposition que le procureur de la République de Bangui avait annoncé qu’ »aucune charge n’a été retenue contre » les trois députés et que « la demande de levée de leur immunité était sans objet ».
International
Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche
Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.
Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.
Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.
Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.
L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.
Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.
Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
International
Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027
Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.
Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.
Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.
« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.
Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».
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