International
La Colombie accuse des dissidents de FARC de se réunir au Venezuela avec les narcos mexicains
AFP
Les autorités colombiennes ont accusé vendredi deux chefs dissidents de l’ex-guérilla des FARC de rencontrer des narco-trafiquants mexicains en territoire vénézuélien pour organiser l’exportation de cocaïne vers les Etats-Unis.
« Ce que font Ivan Marquez et +El Paisa+ au Venezuela, c’est recevoir des trafiquants de drogue mexicains », a affirmé devant la presse le chef de la police colombienne, le général Jorge Vargas.
Tous deux sont des commandants dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui ont rejeté l’accord de paix historique signé en 2016 entre le gouvernement et cette guérilla marxiste.
Marquez était le négociateur en chef des FARC lors des pourparlers qui ont conduit au désarmement de quelque 13.000 guérilleros. Il a repris les armes trois ans plus tard, accusant l’Etat colombien de trahison de l’accord.
Hernan Dario Saldarriaga a suivi le même chemin. Surnommé « El Paisa », il est un commandant redouté qui a dirigé pendant des années la force d’élite des FARC.
Selon Bogota, tous deux se cachent au Venezuela sous la protection du président Nicolás Maduro, d’où ils planifient des attaques contre les forces colombiennes. Une allégation régulièrement démentie par Caracas.
Les rencontres entre les deux chefs rebelles et les émissaires des cartels mexicains au Venezuela sont une affaire « totalement prouvée tant par des témoins que par des éléments techniques », a assuré M. Vargas.
Les autorités colombiennes n’ont jusqu’à présent pas divulgué ces preuves.
En septembre, au moins une douzaine de policiers et de soldats colombiens ont été tués dans des attaques menées par les dissidents des FARC, qui n’ont pas de commandement unifié et comptent quelque 2.500 combattants, selon les renseignements militaires.
Ils sont principalement financés par l’exploitation minière illégale, l’extorsion, et le trafic de cocaïne – drogue dont la Colombie est le premier producteur mondial.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
International
Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche
Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.
Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.
Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.
Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.
L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.
Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.
Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.
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