International
Mexique : AMLO appelle Biden à lever les sanctions sur Cuba
AFP
Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a appelé jeudi son homologue américain Joe Biden, à mettre fin aux sanctions économiques sur Cuba.
M. Lopez Obrador s’adressait à son homologue cubain, Miguel Díaz-Canel, invité d’honneur du défilé militaire célébrant le 211e anniversaire du début de la lutte pour l’indépendance du Mexique.
« J’espère que le président Biden, qui a suffisamment de sensibilité politique, agira avec la grandeur qui lui sied et mettra fin pour toujours à la politique de récrimination contre Cuba », a déclaré le leader de gauche.
M. Díaz-Canel a remercié le Mexique pour sa « solidarité » à un moment où Cuba fait face, a-t-il dit, à « l’assaut d’une guerre multidimensionnelle » avec le renforcement du blocus économique et une « campagne agressive de haine, de désinformation, de manipulation et de mensonges » sur les réseaux sociaux, en plus de la pandémie de covid-19.
Le président cubain est au Mexique pour son premier voyage à l’étranger depuis les manifestations qui ont secoué l’île en juillet et qui ont fait un mort, des dizaines de blessés et des centaines de détenus.
M. Lopez Obrador a également demandé « respectueusement » à Washington de lever l’embargo contre Cuba, estimant qu’ »aucun État n’a le droit d’assujettir un autre peuple, un autre pays ».
Il a ajouté que ces mesures entravent le bien-être du peuple cubain « de sorte que celui-ci, contraint par la nécessité, affronte son propre gouvernement ».
« Si cette stratégie mauvaise devait réussir (…) elle deviendrait un vil et méprisable triomphe à la Pyrrhus », a souligné Lopez Obrador.
Le jour de l’indépendance est férié au Mexique et marqué par un défilé militaire.
C’est la première fois dans la période récente que le président invite un dirigeant étranger à assister au défilé et que des discours sont prononcés.
Historiquement, le Mexique et Cuba entretiennent des liens étroits. C’est dans la capitale mexicaine que le défunt leader cubain Fidel Castro et le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara se sont rencontrés.
C’est également au Mexique que les expéditionnaires dirigés par Castro et Guevara, partis à bord du navire Granma en novembre 1956 de Tuxpan, dans le golfe du Mexique, pour renverser le gouvernement de Fulgencio Batista, ont préparé leur expédition.
Le Mexique était le seul pays à maintenir des relations diplomatiques avec Cuba après l’expulsion de l’île de l’Organisation des États américains (OEA) en 1962.
M. Díaz-Canel participera également au sixième sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui se tiendra samedi à Mexico.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
International
Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche
Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.
Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.
Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.
Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.
L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.
Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.
Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
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