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Le Congrès américain commence à rédiger le plan Biden de 3.500 milliards de dollars

AFP

Des parlementaires américains ont commencé jeudi à débattre des mesures qui formeront le gigantesque plan de réformes sociales voulu par Joe Biden, mais son montant prévu de 3.500 milliards de dollars fait l’objet de rudes négociations entre démocrates.

Cinq commissions de la Chambre des représentants ont entamé l’examen de leur contribution à ce projet titanesque, présenté par Joe Biden comme le projet le plus conséquent depuis le New Deal de Franklin D. Roosevelt dans les années 1930.

Climat, santé, garde d’enfants, soins aux personnes âgées, investissements dans les logements publics, régularisations de travailleurs immigrés, « c’est une occasion unique d’opérer des changements bénéfiques, en profondeur » dans la société américaine, a déclaré jeudi Richard Neal, le chef démocrate de la commission chargée des questions de fiscalité (« ways and means ») à la Chambre des représentants.

Les républicains sont farouchement opposés à ce projet. 

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Les démocrates « poussent à l’approbation de milliers de milliards de dépenses inutiles et des hausses d’impôts écrasantes qui feront encore plus monter les prix, annihileront des millions d’emplois américains et ouvriront une nouvelle ère de dépendance au gouvernement », a lancé le numéro deux républicain de la commission, Kevin Brady. 

Joe Biden a promis que les familles gagnant moins de 400.000 dollars par an ne verraient pas leurs impôts augmenter. Les défenseurs de son plan affirment que le coût du plan sera en grande partie compensé par des recettes financières, tirées notamment d’impôts sur les grandes entreprises et de la lutte contre l’évasion fiscale. 

Compte tenu de l’opposition républicaine, les démocrates devront l’adopter avec leurs seules voix cet automne. Les chefs du parti ont donné aux différentes commissions jusqu’au 15 septembre pour présenter leurs parties du projet de loi. 

S’ils contrôlent les deux chambres, les majorités démocrates sont toutefois très étroites et ils ne peuvent se permettre aucune défection. 

Or l’aile gauche du parti et les plus centristes ne sont pas encore d’accord sur le montant final, ces derniers réclamant une enveloppe plus proche de 1.000 ou 1.500 milliards de dollars. 

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« Nous avançons sans ralentir », a néanmoins affirmé mercredi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, sans sembler faire de concessions, pour l’instant, aux deux sénateurs plus centristes Joe Manchin et Kyrsten Sinema.  

Mais l’un des chefs démocrates à la Chambre, Jim Clyburn a insisté mercredi soir sur CNN qu’il y avait encore « beaucoup de place » pour trouver un compromis:

« Nous n’avons peut-être pas besoin de 3.500 milliards pour accomplir ce que le président veut faire ».

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International

Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori

Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.

Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).

Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.

L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.

Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.

Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.

Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.

De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.

« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.

Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.

Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.

Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.

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International

Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux

Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.

Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.

Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.

À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.

La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.

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Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.

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International

Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.

Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.

Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.

La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.

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