Amérique centrale
Honduras: début du procès du commanditaire présumé du meurtre d’une écologiste
AFP/Salle de presse
Le procès contre homme d’affaires accusé d’être l’auteur moral du meurtre de l’emblématique écologiste hondurienne Berta Caceres, survenu il y a cinq ans dans l’ouest du pays, s’est ouvert mardi devant un tribunal local.
Président du groupe électrique Desarrollos Energeticos S.A. (DESA), David Castillo, diplômé de l’école militaire américaine West Point, est désigné par le parquet, par la famille Caceres et par l’ONG Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH) comme responsable du crime.
« Il y a des preuves accablantes contre David Castillo et il doit être condamné », a déclaré à l’AFP Berta Zuniga, fille de l’écologiste, lors d’une cérémonie religieuse indigène organisée devant le Palais de justice où s’est tenue l’audience.
Castillo a été arrêté en mars 2018 en tant que cerveau présumé du meurtre de Berta Caceres, exécutée par balles dans la nuit du 2 à 3 mars 2016, à son domicile de La Esperanza, à 200 km de Tegucigalpa.
En décembre 2019, quatre hommes qui étaient entrés dans le domicile de l’écologiste et l’ont abattue ont été condamnés à 50 ans de prison. Trois autres hommes, qui les avaient engagés, ont été condamnés à 30 ans de prison.
Le tribunal a conclu que la société DESA avait ordonné la mort de Caceres pour s’être opposée à la construction d’un barrage.
Le chantier de la centrale hydro-électrique Agua Zarca, sur le fleuve Gualcarque, était paralysé par les manifestations organisées par le COPINH, et les responsables de DESA étaient convaincus que le projet pourrait être mené à bien une fois que Berta Caceres aurait été éliminée, selon le tribunal.
« En tant que président du DESA, David Castillo a embauché Douglas Bustillo, qui a engagé les tueurs à gages » ayant commis le crime, a ajouté Berta Zuniga. « Il y a des preuves dans les communications que Castillo a embauché Bustillo et il a engagé les tueurs à gages », a-t-il poursuivi.
Mme Zuniga, qui est la nouvelle coordinatrice du COPINH, a déclaré que les partenaires de DESA, notamment des banquiers, devaient également être poursuivis en tant qu’auteurs intellectuels du meurtre.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
-
International3 jours agoMaría Corina Machado exige la libération immédiate des prisonniers politiques au Venezuela
-
Amérique centrale4 heures agoGuatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
-
International4 heures agoÉtats-Unis : six migrants retrouvés morts dans un wagon au Texas, tous mexicains et honduriens

























