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Amérique centrale

Le Salvador récupère 53 000 emplois perdus à cause de la pandémie

La ministre de l’Économie du Salvador, María Luisa Hayem, a déclaré que 53 000 emplois avaient été récupérés dans le pays. Ces sources d’emploi, a assuré, avaient été perdues en raison des effets de la pandémie du COVID-19. La fonctionnaire a indiqué que le chiffre est basé sur les données des AFP.

« Au dernier trimestre de cette année, nous avons récupéré un12%, ce qui peut se remarquer dans notre production, dans les chiffres d’exportation et dans la reprise de plus de 53 000 emplois », a expliqué la ministre de l’Économie dans une interview télévisée.

D’autre part, la fonctionnaire a assuré que le gouvernement du président Nayib Bukele fait tout pour restaurer les emplois temporairement perdus. « Nous espérons à court terme revenir là où nous étions avant la crise », a déclaré.

« Nous prévoyons une croissance économique de 3,5% à 4% pour l’année prochaine. Nous travaillons à supprimer les obstacles et à réaliser une croissance de l’emploi », a déclaré Hayem.

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Amérique centrale

Inquiétude à la frontière mexicaine après l’état de siège décrété au Guatemala

À la frontière entre le Mexique et le Guatemala, des citoyens, entrepreneurs et militants ont exprimé ce mercredi un climat d’inquiétude et de préoccupation après l’instauration par le gouvernement guatémaltèque d’un état de siège de 30 jours visant à lutter contre les gangs criminels, ainsi que le risque de voir des délinquants traverser la frontière.

Walter Orozco, entrepreneur de Tapachula, a appelé les autorités mexicaines à renforcer la surveillance de la frontière sud et à accroître les patrouilles dans ses différents secteurs, face à la crainte et à l’incertitude liées à une possible entrée de membres de gangs.

« Il y a un effet cafard avec les migrants qui traversent le fleuve. Il n’existe pratiquement aucun contrôle absolu, c’est une zone de passage où tout peut arriver. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de renforcer la sécurité sur le fleuve Suchiate », frontière naturelle entre les deux pays, a déclaré Orozco à l’agence EFE.

Tapachula, la plus grande ville mexicaine à la frontière avec le Guatemala, située dans l’État méridional du Chiapas, est devenue ces dernières années l’un des épicentres de la crise migratoire mondiale.

De son côté, l’activiste et défenseur des droits humains à la frontière sud, Luis Rey García Villagrán, a affirmé que certains membres de gangs se rendent aux bureaux de la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) et de l’Institut national de migration (INM) pour tenter de régulariser leur situation ou pour exploiter des migrants vulnérables.

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« Tapachula, la frontière sud, est une zone de maras. Il existe des témoignages de migrants présumément harcelés par ces groupes. Il y a eu des homicides dont ils seraient responsables. Les autorités et la population doivent être très attentives à ce qui se passe », a-t-il averti.

Depuis le Guatemala, le président Bernardo Arévalo de León a défendu mardi la capacité de réaction et la préparation des services de renseignement de son pays, après la crise déclenchée par des mutineries simultanées dans trois prisonset une vague d’attaques coordonnées contre la Police nationale civile (PNC).

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Amérique centrale

Le président Arévalo accuse le parquet de protéger les meurtriers de policiers

Le président du Guatemala, Bernardo Arévalo, a dénoncé et accusé publiquement le Ministère public (MP) de protéger « ceux qui ont lâchement assassiné des agents de la Police nationale civile », après la divulgation de détails concernant l’audience initiale de Harol Yeraldo Salguero Morales, alias « Liro Rebelde », présumé membre du gang Barrio 18, impliqué dans le meurtre de deux policiers.

Selon le média numérique Lahora.gt, des éléments retrouvés sur le téléphone portable de Salguero Morales indiqueraient sa participation présumée aux attaques perpétrées contre les forces de l’ordre. Malgré ces éléments, le MP n’a pas demandé au juge d’engager des poursuites pour les agressions et les homicides liés à ces faits.

Face à cette situation, le chef de l’État guatémaltèque a adopté une position ferme sur son compte X, qualifiant cette décision d’« insulte aux policiers assassinés, à leurs familles et au peuple guatémaltèque ». Il a critiqué le fait que le MP ait sollicité uniquement des poursuites pour port d’armes et possession de drogues, en ignorant les crimes graves liés à des actes qu’il a qualifiés de terroristes, lesquels permettraient de juger les suspects en vertu de la nouvelle loi antipandillas.

Le parquet a présenté au juge une vidéo contenant des messages extraits du téléphone du prévenu, jugés incriminants. Toutefois, le MP a soutenu que ces éléments faisaient partie d’un dossier encore en cours de constitution.

De son côté, le tribunal a indiqué qu’il revient au Ministère public de décider du moment opportun pour solliciter l’examen judiciaire de ces faits.

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Amérique centrale

Guatemala : massacres et mutineries ravivent l’affrontement entre le gouvernement et les gangs

Le massacre de neuf agents de la Police nationale civile du Guatemala survenu dimanche, ainsi qu’une vague de mutineries simultanées dans trois prisons, ont ravivé une nouvelle escalade de tensions entre le gouvernement du président Bernardo Arévalo et les gangs criminels, en particulier la redoutée structure Barrio 18.

En réaction, le chef de l’État guatémaltèque a décrété un état de siège dans la nuit de dimanche à lundi. Cette mesure exceptionnelle, prévue pour une durée de 30 jours, autorise les forces de sécurité à arrêter des suspects sans mandat judiciaire.

La confrontation directe entre les autorités et les organisations criminelles remonte à juillet 2023, à la suite d’une fusillade dans une funérarium de la capitale, où des sicaires de Barrio 18 avaient assassiné sept personnes lors des obsèques d’un présumé membre rival de la Mara Salvatrucha. À la suite de cet épisode, le gouvernement avait ordonné le transfert de chefs de gangs vers une prison de haute sécurité baptisée Renovación I.

Parmi les détenus transférés figure Aldo Ochoa, alias « El Lobo », chef de Barrio 18 condamné à plus de 80 ans de prison pour meurtre. Selon le ministère de l’Intérieur, Ochoa aurait dirigé l’une des mutineries du week-end en protestation contre la suppression de privilèges carcéraux, tels que la climatisation, des lits spacieux et la livraison de nourriture.

Des analystes estiment que cette recrudescence de la violence répond également à des enjeux politiques, dans une année déterminante pour la justice guatémaltèque, marquée par le remplacement en mai de la procureure générale Consuelo Porras, sanctionnée par les États-Unis et l’Union européenne. Les mutins auraient même appelé à une insurrection populaire contre le président Arévalo, une position soutenue par des acteurs politiques également visés par des sanctions internationales.

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