International
Washington envisagerait un projet pour transformer Gaza en centre touristique et technologique après la guerre
Le groupe armé palestinien Hamas a déclaré lundi que « Gaza n’est pas à vendre », en réponse à des informations de presse évoquant un plan américain présumé visant à déplacer la population de l’enclave et à transformer le territoire en centre touristique et technologique après la fin de la guerre.
Selon The Washington Post, ce projet propose la réinstallation volontaire d’environ deux millions de résidents de Gaza vers d’autres pays ou dans des zones sécurisées à l’intérieur du territoire pendant la période de reconstruction, après près de deux années de conflit.
Les habitants qui accepteraient de partir recevraient 5 000 dollars en espèces, ainsi qu’une aide pour quatre années de loyer et un an de nourriture, selon les détails rapportés.
Contacté par l’AFP, le département d’État américain n’a pas immédiatement répondu au rapport, qui intervient quelques jours après une réunion tenue à Washington. Selon Steve Witkoff, l’envoyé spécial de l’ancien président américain Donald Trump, cette rencontre visait à discuter d’un « plan très complet » pour la période post-guerre dans la bande de Gaza.
D’après le Post, le territoire palestinien serait placé pendant dix ans sous la gestion d’un organisme nommé Fideicommis pour la Reconstitution, l’Accélération et la Transformation Économique de Gaza (GREAT Trust). À l’issue de cette période, une « entité palestinienne réformée et déradicalisée » prendrait le relais.
Les propriétaires fonciers se verraient proposer des « jetons numériques » pour financer une nouvelle vie ailleurs ou les échanger contre un appartement dans l’une des six à huit nouvelles « villes intelligentes » alimentées par l’intelligence artificielle (IA), qui seraient construites dans la bande de Gaza.
International
Menaces contre JD Vance : un suspect arrêté dans l’Ohio
Un grand jury fédéral a inculpé un homme de 33 ans pour avoir proféré des menaces de mort contre le vice-président des États-Unis, JD Vance, lors d’une visite effectuée en janvier dans l’Ohio, a annoncé vendredi le département de la Justice.
Shannon Mathre, résident de Toledo, est poursuivi pour avoir « émis une menace de tuer et d’infliger des blessures physiques » au vice-président, selon le communiqué officiel.
D’après les autorités, il aurait déclaré qu’il allait « découvrir où [le vice-président] se trouverait et utiliser [son] arme automatique M14 pour le tuer ». Le lieu exact où ces propos auraient été tenus n’a pas été précisé.
Des agents du Secret Service ont procédé à son arrestation vendredi.
Cette affaire constitue la menace la plus récente visant JD Vance. Début janvier, le vice-président avait affirmé qu’« une personne dérangée » avait tenté de pénétrer de force dans sa résidence de l’Ohio en frappant aux fenêtres.
Vance et sa famille étaient absents à ce moment-là, et un homme de 26 ans avait été interpellé, selon les médias américains.
Le département de la Justice a par ailleurs indiqué que, dans le cadre de l’enquête sur les menaces présumées, les agents avaient découvert que Mathre était en possession de « multiples fichiers numériques contenant du matériel d’abus sexuels sur des enfants ».
Le suspect a comparu une première fois devant un juge fédéral du district nord de l’Ohio vendredi.
Il demeure en détention dans l’attente d’une audience prévue le 11 février, a précisé le ministère.
International
Bill et Hillary Clinton convoqués à témoigner à huis clos sur l’affaire Epstein
Bill et Hillary Clinton ont été convoqués à témoigner à huis clos devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants, qui enquête sur les liens du financier défunt Jeffrey Epstein avec des personnalités influentes ainsi que sur la gestion des informations relatives à ses crimes.
Selon un communiqué de la commission, Hillary Clinton doit être entendue le 26 février, tandis que Bill Clinton témoignera le lendemain.
Les démocrates dénoncent une enquête instrumentalisée pour attaquer les adversaires politiques du président Donald Trump — lui-même ancien associé d’Epstein et qui n’a pas été appelé à comparaître — plutôt que pour exercer un contrôle parlementaire légitime.
Les républicains de la Chambre avaient menacé d’engager une procédure pour outrage si le couple ne se présentait pas, ce qu’ils ont finalement accepté de faire.
Bill Clinton a toutefois estimé qu’une audition à huis clos reviendrait à comparaître devant un « tribunal irrégulier ».
« Assez de jeux, faisons cela correctement : lors d’une audition publique », a écrit l’ancien président démocrate sur le réseau social X.
Hillary Clinton a affirmé pour sa part que tous deux avaient déjà informé la commission, dirigée par les républicains, de ce qu’ils savaient.
« S’ils veulent ce combat… faisons-le en public », a-t-elle déclaré jeudi.
La semaine dernière, le département de la Justice a publié un nouveau lot des dossiers dits Epstein, comprenant plus de trois millions de documents, photos et vidéos liés à l’enquête sur le financier, mort en 2019 dans ce qui a été conclu comme un suicide alors qu’il était en détention.
Bill Clinton apparaît régulièrement dans ces archives, mais aucune preuve n’a été rendue publique l’impliquant, lui ou son épouse, dans des activités criminelles.
L’ex-président a reconnu avoir voyagé à bord de l’avion d’Epstein au début des années 2000 dans le cadre d’actions humanitaires liées à la Fondation Clinton. Il a cependant assuré ne s’être jamais rendu sur l’île privée du financier, connue pour accueillir des fêtes au contenu présumé sexuel.
Hillary Clinton, adversaire de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016, a de son côté déclaré n’avoir entretenu aucune relation significative avec Epstein, n’avoir jamais pris place dans son avion ni visité son île.
International
Honduras : une initiative parlementaire propose la Bible comme outil de formation des valeurs à l’école
Lors de la séance plénière de mercredi au Congrès national du Honduras, le président de cet organe législatif, Tomás Zambrano, a présenté une motion visant à créer une commission spéciale chargée de dialoguer avec les Églises et le Secrétariat à l’Éducation afin de mettre en œuvre la lecture de la Bible dans les écoles publiques du pays.
Dans son intervention, le député hondurien a souligné qu’il ne s’agissait pas « d’une question religieuse, mais d’une question de valeurs ». Il a également rappelé que les parents ont la responsabilité d’inculquer à leurs enfants, au sein de leurs foyers, le civisme et le respect nécessaires à une coexistence harmonieuse et pacifique dans la société.
Selon Zambrano, la lecture de la Bible serait intégrée au système éducatif depuis l’enseignement préscolaire jusqu’à l’enseignement secondaire.
La proposition a été approuvée à l’unanimité par l’ensemble des groupes parlementaires. Une commission spéciale, composée de députés des partis National, Libre, Libéral, Pinu et Démocratie chrétienne, devra désormais se réunir avec le Secrétariat à l’Éducation ainsi qu’avec des représentants des Églises catholique et évangéliques du pays. Cette commission disposera d’un délai de 30 jours pour présenter un plan de lecture destiné aux établissements scolaires, a précisé le président du Congrès.
À travers ce travail conjoint, les autorités entendent établir la Bible comme un livre de référence servant de guide « de foi, d’enseignement, d’apprentissage et de formation des valeurs pour l’enfance et la jeunesse honduriennes ». L’objectif est de promouvoir une culture de paix, de non-violence, de respect de la vie, de coexistence harmonieuse et de renforcement du tissu social, a ajouté Zambrano.
Cette initiative vise également à contribuer à la transformation de la société face à « la grave crise de violence, la désintégration sociale et la perte de valeurs » qui affectent actuellement le pays, a conclu le responsable politique.
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