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Amérique centrale

Isla Colón isolée : le paradis panaméen durement touché par la crise sociale

Les rues d’Isla Colón sont calmes, bien qu’avec beaucoup moins de touristes que d’habitude. Ce paradis caribéen du Panama subit les répercussions d’une grève syndicale sur le continent, qui a dégénéré en désordres et en pillages, bien loin de cette communauté insulaire, la plus importante de l’archipel de Bocas del Toro.

« Nous savons que le problème se situe dans le district de Changuinola et à Chiriquí Grande », deux zones de la province de Bocas del Toro, une situation qui affecte « grandement » toute cette région de l’ouest du Panama et « particulièrement cette zone où beaucoup de gens dépendent du tourisme », explique à l’agence EFE Adrián Morales, un habitant de 60 ans d’Isla Colón.

Le conflit syndical a commencé fin avril, en réponse à une réforme de la sécurité sociale proposée par le gouvernement du président José Raúl Mulino et approuvée par la majorité du parlement monocaméral. Les syndicats exigent son abrogation, ce que le chef de l’État a déjà écarté.

Outre une grève ayant poussé la multinationale Chiquita à cesser ses opérations et à licencier quelque 6 500 employés, la crise à Bocas a entraîné le blocus de la province, notamment à Changuinola, son cœur commercial. Cela a provoqué une pénurie de produits de base, de carburant, la fermeture de commerces et une atmosphère de chaos, avec des individus cagoulés menaçant passants et conducteurs.

Une série de pillages et d’actes de vandalisme, attribués à des gangs par les autorités, a conduit le gouvernement à décréter l’état d’urgence la semaine dernière, à suspendre les garanties constitutionnelles ainsi que les services d’internet et de téléphonie dans la province. Près de deux cents personnes ont été arrêtées ces derniers jours à Bocas del Toro.

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Morales souligne qu’au cours de ces deux mois de conflit, Isla Colón est restée relativement stable, mis à part la baisse du nombre de touristes, qui a provoqué la fermeture de restaurants, d’hôtels et des licenciements.

« La majorité des touristes qui arrivent par voie terrestre ont dû faire demi-tour », car il leur est impossible de prendre le ferry vers l’île, tandis que le tourisme en provenance d’Europe et des États-Unis a été moins impacté ces dernières semaines, car ces visiteurs arrivent par avion, précise-t-il.

Après la suspension d’internet et de la téléphonie le week-end dernier dans la province, des habitants d’Isla Colón se rendent dans une école où la connexion est encore disponible pour consulter les réseaux sociaux, répondre à des courriels ou contacter leurs proches.

Des files se forment aussi devant le seul distributeur automatique de billets encore opérationnel ou auprès des commerces disposant de gaz domestique. Il s’agit presque exclusivement de résidents, car le tourisme a été durement touché.

« C’est catastrophique, nous n’avons pas de clients, nous ne pouvons pas faire de plongée… Alors qu’avant nous avions dix plongeurs par jour, maintenant c’est zéro. Depuis environ une semaine, nous recevons des annulations », déclare à EFE Juan Manuel Esquivel, employé d’un centre de plongée et restaurant à Isla Colón, situé à 615 kilomètres de Panama City.

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Bien qu’il n’ait plus un seul client, Esquivel affirme qu’il ne pense pas fermer le local : « L’alternative serait de rester enfermé à la maison sans rien faire. »

« Ici, au moins, nous sommes avec nos collègues, nous faisons de l’entretien, des choses que nous n’avons normalement pas le temps de faire quand nous avons des clients », conclut-il.

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Amérique centrale

Un ancien chef militaire hondurien poursuivi pour une présumée atteinte à la liberté de la presse

La Fiscalía Especial para la Protección de Periodistas y Defensores de Derechos Humanos du Honduras a présenté mercredi dernier une demande d’accusation contre Roosevelt Hernández, ancien secrétaire à la Défense et ancien chef de l’État-Major conjoint des Forces armées honduriennes, aujourd’hui à la retraite, pour une présumée atteinte à la liberté de la presse dans le pays.

L’affaire remonte à la période comprise entre 2025 et 2026, lorsque le média numérique des Forces armées honduriennes a publié plusieurs articles dans lesquels trois journalistes ainsi que le Collège des journalistes du Honduras (CPH)étaient qualifiés de « sicarios de la vérité » (« tueurs à gages de la vérité »).

Les journalistes concernés sont Dagoberto Rodríguez, directeur de Radio Cadena Voces ; Rodrigo Wong Arévalo, directeur du journal télévisé Abriendo Brecha ; ainsi que Juan Carlos Sierra, président du CPH.

Selon le ministère public hondurien, l’enquête comprend plusieurs éléments, notamment des démarches préjudiciaires, des plaintes déposées par les personnes concernées, des expertises spécialisées et des témoignages recueillis dans le cadre de la procédure.

Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui a suscité un débat sur la protection des journalistes et la liberté d’expression au Honduras.

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Amérique centrale

Une enquête ouverte après un incendie meurtrier dans un quartier de San Pedro Sula

Un violent incendie a endeuillé une famille dans la ville de San Pedro Sula, au Honduras, après qu’un feu a ravagé une habitation précaire en tôle et en bois située dans le quartier de Los Bordos de Esquipulas, provoquant la mort de plusieurs de ses occupants.

Selon les témoignages de voisins, le sinistre se serait déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, vraisemblablement à la suite d’un court-circuit provoqué par un ventilateur, bien que les autorités poursuivent leur enquête afin d’en déterminer les causes exactes.

Au moment de l’incendie, les membres de la famille dormaient à l’intérieur de la maison. Pris au piège par les flammes, ils n’ont pas eu le temps de s’échapper.

La mère de famille, Mirta, a survécu au drame après avoir quitté son domicile très tôt dans la matinée pour se rendre à son travail, où elle gagne sa vie en lavant du linge. Un autre de ses enfants, également mineur, n’avait pas passé la nuit dans la maison, ce qui lui a permis d’échapper à l’incendie.

Selon les médias honduriens, Mirta avait l’habitude de verrouiller la porte de l’intérieur avant de partir, afin de protéger la maison contre les cambriolages.

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Les corps des victimes ont été transférés à l’Institut de médecine légale, où des examens dentaires et des analyses ADN seront réalisés pour permettre leur identification. Un porte-parole de l’institution a précisé que certaines victimes ne possédaient pas d’acte de naissance, ce qui complique le processus d’identification.

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Amérique centrale

Le président hondurien Nasry Asfura obtient une note de 3,82 après ses 100 premiers jours au pouvoir

Le président du Honduras, Nasry Juan Asfura Zablah, du Parti national, a reçu une évaluation de 3,82 sur 10 pour ses 100 premiers jours à la tête de l’exécutif, selon une enquête réalisée auprès de plus de 1 500 Honduriens.

Le sondage, mené par le Centre de réflexion, de recherche et de communication (ERIC-SJ), a couvert 16 des 18 départements du pays afin de mesurer la perception de la population sur les débuts de l’administration Asfura.

D’après les résultats, les principales préoccupations des citoyens concernent la situation économique et le coût élevé de la vie, cités par 29,8 % des personnes interrogées comme le principal échec du gouvernement. Viennent ensuite l’absence de réalisations notables (14,6 %), le chômage (14,3 %) et la violence ainsi que l’insécurité (12,3 %).

L’étude révèle également qu’une large majorité des sondés (74,2 %) estime que le gouvernement n’a enregistré aucune réalisation majeure au cours de ses cent premiers jours, traduisant un niveau important d’insatisfaction au sein de la population.

Malgré cette faible évaluation, 51,1 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement d’Asfura représente un changement positif pour le Honduras, tandis que 45,7 % portent un jugement négatif sur son administration.

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Par ailleurs, l’enquête montre que 80,7 % des répondants estiment que le soutien public du président américain Donald Trump a influencé la victoire électorale de Nasry Asfura. Parmi eux, 68,3 % jugent que cette influence a été « très importante » lors de l’élection présidentielle hondurienne.

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