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Amérique centrale

Evo Morales demande l’asile diplomatique pour le syndicaliste panaméen Saúl Méndez

L’ancien président bolivien Evo Morales (2006-2019) a exigé jeudi que le gouvernement de Luis Arce accorde l’asile diplomatique au syndicaliste panaméen Saúl Méndez, réfugié à l’ambassade de Bolivie à Panama.

« Nous exigeons de la manière la plus ferme que le gouvernement bolivien accorde l’asile diplomatique correspondant à notre camarade Saúl Méndez, de @suntracspanama, qui est, avec ses compagnons, victime de persécution au Panama », a écrit Morales sur le réseau social X. L’ex-dirigeant est actuellement en désaccord avec le gouvernement d’Arce.

Saúl Méndez, secrétaire général du Syndicat unique national des travailleurs de l’industrie de la construction et similaires (Suntracs), s’est réfugié mercredi à l’ambassade de Bolivie à Panama, alors que son syndicat mène une grève illimitée et qu’une enquête pour blanchiment d’argent cible plusieurs de ses dirigeants.

Des médias panaméens ont rapporté mercredi que le parquet spécialisé contre la criminalité organisée avait ordonné l’arrestation de 11 dirigeants de Suntracs, dont Méndez, pour escroquerie aggravée. Toutefois, le ministère public panaméen n’a pas encore confirmé officiellement cette information.

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Bolivie, Carlos Javier Cornejo, a informé les autorités panaméennes que Méndez avait sollicité l’asile politique, qu’il bénéficie actuellement d’une « protection temporaire » et que sa demande sera examinée par le Conseil national des réfugiés de Bolivie.

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Jusqu’à présent, le gouvernement bolivien ne s’est pas encore prononcé sur cette affaire.

Le ministre des Affaires étrangères du Panama, Javier Martínez-Acha, a nié que Méndez soit un persécuté politique, mais a affirmé que son pays respecterait le droit international et les conventions en matière d’asile diplomatique.

Militant de gauche, Méndez a exprimé son soutien à des gouvernements comme celui de Nicolás Maduro au Venezuela, et qualifie le président panaméen José Raúl Mulino de « petit dictateur ».

Il s’est également présenté à l’élection présidentielle de mai 2019 sous la bannière du désormais dissous Front large pour la démocratie (FAD), où il a obtenu 0,69 % des voix.

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Amérique centrale

Un ancien chef militaire hondurien poursuivi pour une présumée atteinte à la liberté de la presse

La Fiscalía Especial para la Protección de Periodistas y Defensores de Derechos Humanos du Honduras a présenté mercredi dernier une demande d’accusation contre Roosevelt Hernández, ancien secrétaire à la Défense et ancien chef de l’État-Major conjoint des Forces armées honduriennes, aujourd’hui à la retraite, pour une présumée atteinte à la liberté de la presse dans le pays.

L’affaire remonte à la période comprise entre 2025 et 2026, lorsque le média numérique des Forces armées honduriennes a publié plusieurs articles dans lesquels trois journalistes ainsi que le Collège des journalistes du Honduras (CPH)étaient qualifiés de « sicarios de la vérité » (« tueurs à gages de la vérité »).

Les journalistes concernés sont Dagoberto Rodríguez, directeur de Radio Cadena Voces ; Rodrigo Wong Arévalo, directeur du journal télévisé Abriendo Brecha ; ainsi que Juan Carlos Sierra, président du CPH.

Selon le ministère public hondurien, l’enquête comprend plusieurs éléments, notamment des démarches préjudiciaires, des plaintes déposées par les personnes concernées, des expertises spécialisées et des témoignages recueillis dans le cadre de la procédure.

Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui a suscité un débat sur la protection des journalistes et la liberté d’expression au Honduras.

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Amérique centrale

Une enquête ouverte après un incendie meurtrier dans un quartier de San Pedro Sula

Un violent incendie a endeuillé une famille dans la ville de San Pedro Sula, au Honduras, après qu’un feu a ravagé une habitation précaire en tôle et en bois située dans le quartier de Los Bordos de Esquipulas, provoquant la mort de plusieurs de ses occupants.

Selon les témoignages de voisins, le sinistre se serait déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, vraisemblablement à la suite d’un court-circuit provoqué par un ventilateur, bien que les autorités poursuivent leur enquête afin d’en déterminer les causes exactes.

Au moment de l’incendie, les membres de la famille dormaient à l’intérieur de la maison. Pris au piège par les flammes, ils n’ont pas eu le temps de s’échapper.

La mère de famille, Mirta, a survécu au drame après avoir quitté son domicile très tôt dans la matinée pour se rendre à son travail, où elle gagne sa vie en lavant du linge. Un autre de ses enfants, également mineur, n’avait pas passé la nuit dans la maison, ce qui lui a permis d’échapper à l’incendie.

Selon les médias honduriens, Mirta avait l’habitude de verrouiller la porte de l’intérieur avant de partir, afin de protéger la maison contre les cambriolages.

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Les corps des victimes ont été transférés à l’Institut de médecine légale, où des examens dentaires et des analyses ADN seront réalisés pour permettre leur identification. Un porte-parole de l’institution a précisé que certaines victimes ne possédaient pas d’acte de naissance, ce qui complique le processus d’identification.

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Amérique centrale

Le président hondurien Nasry Asfura obtient une note de 3,82 après ses 100 premiers jours au pouvoir

Le président du Honduras, Nasry Juan Asfura Zablah, du Parti national, a reçu une évaluation de 3,82 sur 10 pour ses 100 premiers jours à la tête de l’exécutif, selon une enquête réalisée auprès de plus de 1 500 Honduriens.

Le sondage, mené par le Centre de réflexion, de recherche et de communication (ERIC-SJ), a couvert 16 des 18 départements du pays afin de mesurer la perception de la population sur les débuts de l’administration Asfura.

D’après les résultats, les principales préoccupations des citoyens concernent la situation économique et le coût élevé de la vie, cités par 29,8 % des personnes interrogées comme le principal échec du gouvernement. Viennent ensuite l’absence de réalisations notables (14,6 %), le chômage (14,3 %) et la violence ainsi que l’insécurité (12,3 %).

L’étude révèle également qu’une large majorité des sondés (74,2 %) estime que le gouvernement n’a enregistré aucune réalisation majeure au cours de ses cent premiers jours, traduisant un niveau important d’insatisfaction au sein de la population.

Malgré cette faible évaluation, 51,1 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement d’Asfura représente un changement positif pour le Honduras, tandis que 45,7 % portent un jugement négatif sur son administration.

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Par ailleurs, l’enquête montre que 80,7 % des répondants estiment que le soutien public du président américain Donald Trump a influencé la victoire électorale de Nasry Asfura. Parmi eux, 68,3 % jugent que cette influence a été « très importante » lors de l’élection présidentielle hondurienne.

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