International
Le ministère américain de la Justice expulse des fonctionnaires qui ont aidé à enquêter sur Trump
Le ministère américain de la Justice a licencié des fonctionnaires qui travaillaient dans l’équipe qui a enquêté sur l’actuel président, Donald Trump, pour avoir pris de la Maison Blanche des documents classifiés après son premier mandat et pour avoir tenté d’annuler les résultats des élections de 2020, a déclaré lundi le Washington Post.
Selon les déclarations d’un porte-parole de ce cabinet recueillies par ce journal, le procureur général par intérim, James McHenry, n’a pas confiance que ces employés « aident à mettre en œuvre fidèlement » l’agenda du nouveau président, qui a pris ses fonctions lundi dernier.
Cette action, selon ses mots, est « cohérente » avec la mission de mettre fin à la « politisation » de l’exécutif.
Les employés concernés sont considérés comme jouant un rôle important dans les accusations portées contre Trump, mais le nombre de membres du personnel licencié n’a pas été communiqué.
L’ancien procureur général Merrick Garland a annoncé en novembre 2022 Jack Smith comme procureur spécial chargé de l’enquête contre Trump. Selon le Washington Post, il a créé une équipe d’au moins 40 avocats.
Trump a fini par être inculpé dans les deux affaires, mais Smith a mis fin aux affaires après avoir remporté les élections de novembre, en s’invoquant des directives interdisant de poursuivre un président en exercice.
Beaucoup de ces avocats ont repris leurs fonctions au ministère de la Justice dès que les procès ont été rejetés. Le journal a toutefois précisé que ces personnes ont des protections en tant qu’employés de carrière du gouvernement.
La nouvelle est annoncée le jour même où, selon CNN, le ministère de la Justice a lancé une enquête contre les procureurs qui étaient à la tête des affaires pénales contre les accusés de l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021.
Edward Martin, procureur par intérim pour le district de Columbia, a ouvert ces enquêtes sur ceux qui ont porté des accusations d’obstruction contre ceux qui ont tenté d’empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden (2021-2025) ce jour-là aux élections de novembre 2020.
Le mémorandum publié lundi et mentionné par CNN exige que les avocats doivent fournir toutes les informations dont ils disposent concernant l’utilisation de ces charges, y compris les courriels.
International
Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford attendu en Crète après un incendie
Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford devrait arriver la semaine prochaine à la base navale de Souda, située sur l’île de Crète, afin de se ravitailler et de faire l’objet d’évaluations après un incendie survenu à bord, selon des informations de presse.
Le navire, considéré comme le plus grand et le plus puissant de la marine des États-Unis, est actuellement déployé en mer Rouge dans le cadre des opérations liées aux tensions avec Iran.
L’incendie s’est déclaré le 12 mars dans une zone de blanchisserie du bâtiment. Selon le commandement central des forces navales américaines, l’incident n’était pas lié aux opérations militaires en cours.
Le feu a pu être maîtrisé après plusieurs heures, mais il a perturbé les conditions de vie à bord. Environ 600 marins, sur un équipage total de 4 500 personnes, se sont retrouvés sans couchettes et ont dû dormir au sol ou sur des tables.
Deux membres d’équipage ont été légèrement blessés et ont reçu des soins médicaux.
Le retour du porte-avions en Grèce pourrait être lié à la fois aux besoins logistiques et à l’enquête sur l’incident. La base de Souda est la seule installation dans la région capable d’accueillir ce type de navire nucléaire.
Déployé depuis environ dix mois, le USS Gerald R. Ford a participé à plusieurs opérations, notamment en Méditerranée, dans les Caraïbes et plus récemment au Moyen-Orient.
International
Un juge ordonne la reprise des activités de Voice of America
Un juge fédéral a ordonné mardi à l’administration du président des États-Unis, Donald Trump, de rétablir les opérations de Voice of America (VOA) et de réintégrer 1 042 des 1 147 employés placés en congé administratif à la suite de la réduction des activités de la radio.
La décision a été rendue par le juge du tribunal de district, Royce C. Lamberth, qui a demandé à l’Agence des médias globaux des États-Unis de présenter, dans un délai d’une semaine, un plan visant à rétablir pleinement le service.
VOA fonctionnait avec un effectif réduit depuis la signature d’un décret présidentiel par Donald Trump, destiné à diminuer de manière significative ses activités.
Le magistrat avait auparavant mis en doute la légalité des décisions prises par la direction de l’agence, notamment en raison de l’absence de confirmation par le Sénat de Kari Lake, nommée pour diriger l’organisme.
Selon le juge, cette situation privait Lake de l’autorité légale nécessaire pour mettre en œuvre les mesures ayant conduit à la paralysie partielle de la radio.
Dans sa décision, Lamberth a annulé les actions gouvernementales qui avaient réduit VOA à son « minimum légal » exigé par le Congrès. Il a également qualifié ces mesures d’« arbitraires et capricieuses », estimant qu’elles ne respectaient pas les lois encadrant les langues et les régions couvertes par le média.
L’ordonnance permet en outre aux employés restés à l’écart pendant plus d’un an de reprendre leurs fonctions habituelles.
International
Les États-Unis imposent une caution de 15 000 $ pour certains visas
Le gouvernement des États-Unis, dirigé par le président Donald Trump, imposera à partir du 2 avril une caution de 15 000 dollars aux demandeurs de visas de tourisme et d’affaires originaires de douze nouveaux pays, dans le cadre de ses mesures migratoires.
Le Département d’État des États-Unis a annoncé mercredi que cette exigence concernera les citoyens sollicitant des visas de type B1 et B2. La mesure entrera en vigueur au début du mois prochain.
Parmi les pays concernés figurent le Nicaragua, le Cambodge, l’Éthiopie, la Géorgie, la Grenade, le Lesotho, l’Île Maurice, la Mongolie, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Seychelles et la Tunisie.
Avec cette décision, le nombre total de pays soumis à cette exigence migratoire s’élève désormais à 50.
Selon les autorités américaines, la caution sera remboursée aux voyageurs respectant les conditions de leur visa et quittant le territoire avant l’expiration de leur séjour autorisé.
En revanche, si les bénéficiaires dépassent la durée de leur visa, la somme pourra être utilisée pour couvrir les frais liés à leur procédure d’expulsion.
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