International
Le gouvernement syrien complète ses portefeuilles en nommant les ministres de la Défense et des Affaires étrangères
Le gouvernement syrien par intérim continue de compléter les positions de portefeuille clés dans le nouvel exécutif intérimaire, en fonction jusqu’en mars prochain, en nommant ce samedi les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, deux hommes très proches de l’homme fort et chef de facto de la Syrie, Ahmed al Sharaa.
Cet après-midi, Al Sharaa a tenu une réunion à Damas entre différentes factions militaires qui ont participé à la coalition insurgée qui a renversé le régime de Bachar al-Assad le 8 décembre dernier, dont le résultat a été la désignation pour la défense de Marhaf Abu Qasra, connu sous le nom de guerre d’Abou al Hasan al Hamawi, a rapporté la télévision syrienne contrôlée par l’opposition.
Quelques heures plus tôt, c’était le bureau politique d’Al Sharaa qui annonçait un nouveau chef de la diplomatie : Asaad Hasan al Shaibani, qui se faisait autrefois appeler Zaid al Attar.
Deux hommes de confiance du nouveau leader
Lors de la rencontre d’Al Sharaa avec les différents groupes militaires, dans lequel plus de 30 hommes – la grande majorité en uniforme – et avec Abu Qasra à ses côtés, le leader de facto a assuré que « les factions fusionneront en une seule institution sous la direction du ministère de la Défense dans la nouvelle armée », selon la télévision.
Abu Qasra est le commandant militaire de l’Agence de libération du Levant (Hayat Tahrir al Sham ou HTS, en arabe) et l’un des principaux responsables de l’offensive qui a renversé le régime de Bachar al-Assad en seulement douze jours.
Il a été le capitaine de différentes factions, à la fois celles intégrées dans l’alliance islamiste et les rebelles syriens soutenus par la Turquie qui sont situés dans l’Armée nationale syrienne (SNA, en anglais), pour avancer de manière surprenante dans toutes les zones contrôlées par le régime d’Al Assad.
D’autre part, le nouveau ministre des Affaires étrangères a travaillé côte à côte avec Al Sharaa ces dernières années à Idlib, une province située dans le nord-ouest de la Syrie et qui était le bastion de l’opposition dans le pays.
Il était le chef du département des affaires politiques du gouvernement du salut, l’autorité établie à Idlib et à laquelle il a participé pour sa fondation.
Le gouvernement du salut est une administration établie en 2017 à Idlib, une sorte de branche politique de HTS (héritière de la filiale syrienne d’Al-Qaïda) qui a depuis imposé son pouvoir dans cette province et qui s’occupait des affaires des Syriens qui ne pouvaient pas retourner dans les zones du régime.
C’est la première fois que l’on connaît à la fois le vrai nom du nouveau ministre de la Défense et celui des Affaires étrangères, qui utilisaient des pseudonymes.
Défis pour les deux portefeuilles
Les différents portefeuilles ont de nombreux défis à relever pour la transition dans le pays qu’ils appellent désormais la « nouvelle Syrie ».
D’une part, Abu Qasra, avec le ministère de la Défense, a une tâche ardue d’intégrer dans une même institution militaire à la fois la myriade de factions qui ont participé à l’offensive insurrectionnelle et les membres de l’armée de l’ancien régime qui ont « dissidé » pendant l’offensive pour se joindre à la « révolution ».
En fait, la nouvelle administration a ouvert davantage cette semaine les soi-disant « centres de réconciliation » pour enregistrer les membres de l’ancienne armée et pour qu’ils remettent leurs armes, les dernières aujourd’hui dans la province de Rif Damas, voisine de la capitale syrie.
Les nouvelles autorités syriennes ont promis de gracier « tous », sauf ceux dont les mains sont « tachées de sang des Syriens », tandis qu’Al Sharaa a assuré qu’elles poursuivraient les « criminels de guerre », ainsi que les « tueurs, les officiers de sécurité et de l’armée impliqués dans la torture du peuple syrien ».
Dans le cas d’Al Shaibani, son travail se concentrera sur la récupération des liens brisés avec l’Occident, qui s’est éloigné du régime d’Al Assad et de sa répression contre le peuple syrien.
De même, cette étape est prise avec une certaine rapidité, étant donné que certains pays, comme la France ou l’Allemagne, ont déjà rouvert leurs ambassades à Damas cette semaine après avoir envoyé des missions diplomatiques pour rencontrer les nouvelles autorités.
Al Shaibani assume ce portefeuille au milieu de l’espoir que ce futur rétablissement des relations contribue à reprendre le dialogue avec les partenaires internationaux pour soutenir la transition.
Les principaux objectifs sont que les États-Unis, l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni et d’autres lèvent les sanctions imposées qui ont gravement endommagé l’économie syrienne et que l’on puisse reconstruire un pays détruit par près de 14 ans de conflit qui attend plus de 6 millions de réfugiés qui ont fui de différentes manières, des milliers d’entre eux mourant en mer Méditerranée.
International
Macabre découverte à Tijuana : un cadavre retrouvé à proximité du stade utilisé par l’Iran
Un corps en état de décomposition a été découvert vendredi dans le coffre d’un véhicule stationné à proximité du stade où s’entraîne la sélection iranienne de football dans le cadre de la Coupe du monde 2026, selon des constatations effectuées sur place.
Le véhicule, un Toyota gris de type utilitaire sport, se trouvait sur le parking d’un supermarché situé en face du stade Caliente, à Tijuana. Cette enceinte est utilisée quotidiennement par l’équipe nationale iranienne pour ses séances d’entraînement et se trouve à quelques minutes de son hôtel.
La sélection iranienne, connue sous le nom de Team Melli, avait dû modifier ses plans à la dernière minute et établir son camp de base au Mexique plutôt qu’aux États-Unis, en raison des tensions et du conflit opposant Washington et Téhéran.
Lorsque les autorités ont ouvert le véhicule vendredi, elles ont été confrontées à une forte odeur de décomposition. Des agents équipés de combinaisons de protection ont procédé à l’examen préliminaire du corps avant son transfert par les services compétents.
Le parquet de Tijuana a indiqué qu’une patrouille de police avait repéré le véhicule et découvert, dans le coffre, « une personne enveloppée dans un sac noir présentant des signes de violence ».
Selon les enquêteurs, le véhicule était stationné sur les lieux depuis mercredi.
Tijuana est considérée comme l’une des villes les plus violentes du Mexique. D’après les statistiques officielles, plus de 1 200 homicides y ont été enregistrés au cours de l’année 2025.
En raison des mesures de sécurité entourant la participation de l’Iran au tournoi, un convoi fortement armé de la Garde nationale escorte quotidiennement l’autobus de l’équipe entre son hôtel et le stade, un trajet qui ne dure qu’environ une minute.
Vendredi, la sélection iranienne a quitté le stade peu après l’enlèvement du corps par les autorités.
À ce stade, les responsables de l’équipe n’ont pas indiqué si des mesures de sécurité supplémentaires seront mises en place à la suite de cet incident.
L’Iran doit faire ses débuts dans la compétition lundi prochain face à la Belgique à Los Angeles, lors de la première journée du groupe G, également composé de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande.
International
Cuba annonce de nouvelles réformes pour élargir le rôle du secteur privé dans l’économie
Le gouvernement cubain a annoncé une nouvelle série de réformes économiques visant à renforcer la participation du secteur privé, à décentraliser la prise de décision et à assouplir plusieurs mécanismes de l’économie nationale, dans un contexte marqué par les difficultés énergétiques et les sanctions imposées par les États-Unis.
Lors d’une intervention diffusée à la télévision nationale, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a indiqué que le nombre d’activités interdites aux entreprises privées serait réduit afin d’élargir leurs possibilités d’affaires et de renforcer leur contribution à l’économie du pays.
Selon le chef de l’État, le gouvernement travaille également à accélérer et à décentraliser les procédures d’approbation des nouvelles entreprises, dans le but de favoriser le développement des acteurs économiques non étatiques.
Les entreprises privées, autorisées depuis 2021 et pouvant employer jusqu’à 100 salariés, occupent une place de plus en plus importante dans l’économie cubaine. Depuis février, elles sont également autorisées à importer du carburant, une activité auparavant réservée à l’État.
Parmi les mesures annoncées figure aussi la possibilité pour les entrepreneurs privés d’investir dans l’économie nationale dans les mêmes conditions que les investisseurs étrangers. Cette initiative vise à stimuler l’activité économique et à attirer davantage de capitaux.
Le gouvernement étudie en outre la suppression des intermédiaires étatiques dans certaines opérations d’importation et d’exportation, ce qui pourrait faciliter les échanges commerciaux pour les entreprises privées.
Miguel Díaz-Canel a également souligné l’importance de renforcer l’autonomie des entreprises publiques, qui représentent encore environ 80 % de l’économie cubaine, tout en poursuivant le processus de décentralisation des activités économiques.
Le président a par ailleurs annoncé une restructuration de l’appareil d’État, comprenant une réduction du nombre de ministères ainsi qu’une diminution significative des effectifs de la fonction publique. Cette réforme devra être examinée par le Parlement en juillet.
Concernant la « libreta », le système de rationnement en vigueur à Cuba, le gouvernement entend réorienter les aides vers les populations les plus vulnérables plutôt que de les distribuer à l’ensemble de la population, dans un contexte d’inégalités croissantes.
Bien que des réformes similaires aient déjà été annoncées par le passé sans être mises en œuvre, Díaz-Canel a assuré que les nouvelles mesures seraient discutées et approuvées rapidement.
Selon les autorités cubaines, ces changements s’inscrivent dans une stratégie visant à faire face aux défis économiques actuels, à améliorer la productivité et à adapter le modèle économique du pays aux nouvelles réalités nationales et internationales.
International
Washington se dit proche d’un accord historique sur le programme nucléaire iranien
Un haut responsable américain a affirmé que les négociations en cours avec l’Iran progressent favorablement et qu’un accord pourrait être conclu dans les prochains jours.
Selon ce responsable, l’entente prévoirait un allégement significatif des sanctions imposées à Téhéran ainsi que le dégel de certains avoirs iraniens. En contrepartie, l’Iran devrait accepter de démanteler son programme nucléaire et de remettre son matériel nucléaire.
S’exprimant sous couvert de l’anonymat lors d’un échange avec la presse, le responsable a indiqué être particulièrement confiant quant à l’issue des discussions.
« Je suis très optimiste concernant cet accord. Je pense que le président a réussi à obtenir une position très favorable », a-t-il déclaré.
Tout en reconnaissant que les négociations ne sont pas encore totalement finalisées, il a souligné que les parties se trouvent désormais très près d’un accord définitif.
Le lieu et la date de la signature n’ont pas encore été arrêtés. Toutefois, l’Europe, une option évoquée par le président Donald Trump, figure parmi les scénarios envisagés pour accueillir la cérémonie officielle.
Le responsable américain a également indiqué que l’administration espère pouvoir signer l’accord dans les prochains jours, sans toutefois avancer de calendrier précis.
« Si je devais évaluer aujourd’hui les chances de conclure cet accord, j’aurais probablement parlé de 75 % ce matin. À présent, je dirais plutôt entre 80 et 85 %, même si nous ne sommes pas encore à 100 % », a-t-il précisé.
Ces déclarations témoignent de l’optimisme croissant de Washington quant à la possibilité de parvenir à un compromis susceptible de réduire les tensions autour du dossier nucléaire iranien et d’ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre les deux parties.
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