Amérique centrale
Panama : Mulino appelle à un « effort national » pour réformer la Sécurité sociale
Le président du Panama, José Raúl Mulino, a appelé à un « effort national » pour approuver cette année une loi visant une réforme profonde de la Sécurité sociale (CSS). Selon lui, cette réforme non seulement sauvera cet organisme sanitaire et de retraites, mais également le système financier du pays, dont elle est « la colonne vertébrale ».
« C’est une loi faisable, avec des éléments essentiels pour garantir non seulement la survie du système, mais qui dépasse le cadre de la sécurité sociale. La Sécurité sociale est la colonne vertébrale de notre système financier. C’est ce dernier qui sera affecté si cette loi n’est pas adoptée », a affirmé Mulino.
Le gouvernement de Mulino a présenté le 6 novembre dernier au Parlement un projet de loi réformant la Caisse de Sécurité sociale (CSS), un organisme en proie à une crise administrative et financière depuis des années. Cette crise inclut l’épuisement imminent des fonds d’un des deux sous-systèmes de retraites, ainsi qu’un éventail de plaintes des assurés concernant la mauvaise qualité des services médicaux et la pénurie de médicaments.
Le projet de loi propose, entre autres, de relever l’âge de la retraite de trois ans — jusqu’à 65 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes —, d’augmenter de 3 % la cotisation patronale, ainsi qu’une contribution annuelle supplémentaire de l’État d’environ 1,2 milliard de dollars.
Cependant, cette proposition est vivement critiquée par les analystes et les députés de la commission législative en charge du premier débat, qui dénoncent un manque de données claires pour la justifier. Les syndicats de gauche s’y opposent également, tandis que des représentants de partis politiques demandent au gouvernement de ne pas précipiter les discussions.
« Ce projet de loi ne sera pas retiré, et il revient maintenant à l’Assemblée nationale de faire ce qu’il faut (…) cette loi que nous avons proposée, avec les modifications éventuelles au cours de son passage à l’Assemblée, doit être approuvée très rapidement. Et j’ai confiance qu’elle le sera, car il n’y a pas d’autre choix », a déclaré Mulino, ajoutant que « d’ici au 31 décembre, elle doit être pleinement approuvée » par le Législatif.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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