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International

Le Rwanda dit qu’il ne remboursera pas les 285 millions que le Royaume-Uni lui a payés après avoir annulé son pacte migratoire

Le gouvernement rwandais a déclaré jeudi que le pays n’a aucune obligation de rembourser le lot initial de 240 millions de livres sterling (environ 285 millions d’euros) payé par le Royaume-Uni pour accueillir des migrants déportés par Londres dans le cadre de l’accord controversé annulé par le nouveau Premier ministre travailliste.

« Le Rwanda ne paiera pas l’argent de quelque manière que ce soit, c’est le gouvernement britannique qui a mis fin au traité et non au Rwanda. Il ne s’agissait pas d’un prêt accordé au Rwanda, cet argent a été envoyé au Rwanda pour mener des actions spécifiques », a déclaré à EFE Doris Uwicyeza Picard, coordinatrice de l’unité de coordination de l’association sur les migrations et le développement économique du ministère des Affaires étrangères rwandais.

« L’accord sur l’immigration a été initié par le Royaume-Uni pour résoudre le problème du Royaume-Uni et le Rwanda a fait un pas en avant comme nous l’avons toujours fait. Nous avons reçu les fonds pour nous préparer et nous avons fait exactement cela », a ajouté Picard.

Après sa victoire aux élections générales britanniques, le nouveau Premier ministre, le travailliste Keir Starmer, a promis le 6 juillet dernier de mettre en œuvre « une politique différente » de celle de son prédécesseur, Rishi Sunak.

Ainsi, dans l’une de ses premières mesures, Starmer a assuré que le soi-disant « plan Rwanda » – pour expulser dans ce pays africain de futurs demandeurs d’asile qui accèdent au Royaume-Uni dans de petits bateaux par la Manche – est « mort et enterré ».

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En plus des fonds déjà reçus par le Rwanda, le Royaume-Uni s’est engagé à payer 370 millions de livres sterling (439 millions d’euros) supplémentaires au cours des cinq prochaines années, en plus d’un complément de 120 millions (142 millions d’euros) une fois que trois cents migrants seraient arrivés.

Les Nations Unies et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme telles qu’Amnesty International (AI) avaient critiqué le projet en dénonçant qu’il « sape » l’État de droit et violait les droits des personnes réfugiées.

À cet égard, treize experts de l’ONU ont célébré mercredi l’annulation du plan « controversé », qui « aurait signifié externaliser les obligations du Royaume-Uni, créant de graves risques pour les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés, et sapageant également le système international de protection pour ces derniers ».

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International

Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum

Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.

Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.

Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).

De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».

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Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

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