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International

Le Parti libéral perd une élection locale clé pour l’avenir de Trudeau

Le Parti libéral au pouvoir a perdu une élection partielle qui s’est tenue lundi à Toronto, au Canada, considérée comme la clé de l’avenir du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui est confronté à une impopularité croissante dans tout le pays.

Le parti conservateur de l’opposition a remporté le siège de la circonscription de Toronto-St. Paul, qui avait été gagné par les libéraux sans interruption depuis plus de 30 ans, avec 42 % des voix selon les chiffres publiés mardi par les élections au Canada.

La candidate du parti libéral, Leslie Church, a obtenu 40 % des suffrages exprimés. Les commentateurs politiques avaient souligné avant le vote qu’une victoire de Church à moins de 10 points d’avance serait un message clair de l’impopularité de Trudeau et des libéraux.

La victoire du candidat conservateur, Don Stewart, représente également la première fois depuis 2011 qu’un siège de la ville de Toronto parvient à être remporté par le parti conservateur. Les zones urbaines du Canada au cours des 10 dernières années ont été la principale source de sièges pour les libéraux.

L’augmentation rapide du coût de la vie et les prix élevés des logements, alimentés par l’arrivée de millions d’immigrants au cours de la dernière décennie, ont provoqué une vague de rejet des politiques du gouvernement de Trudeau.

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C’est précisément lors des élections générales de 2011, que le parti libéral (alors dirigé par Michael Ignatieff) a obtenu le pire résultat de son histoire en ne remportant que 34 des 308 sièges de la Chambre basse du Parlement.

La douloureuse défaite des libéraux il y a 13 ans, qui a même suscité des commentaires sur la disparition possible du parti considéré comme l’épine dorsale du Canada, a provoqué une profonde crise interne qui a finalement été résolue avec l’arrivée de Justin Trudeau, fils de l’ancien ministre historique Pierre Trudeau, à la direction de la formation politique.

La défaite libérale à Toronto-St. Paul est d’accord avec la publication mardi d’un sondage indiquant que l’impopularité de Trudeau affecte les libéraux et qu’il y a tellement de mécontentement que même la démission du Premier ministre ne sauvera pas son parti lors des prochaines élections, prévues pour 2025.

L’enquête, menée par la firme Angus Reid avec des entretiens avec 3 082 personnes et une marge d’erreur de 2 %, indique que 42 % voteraient pour le parti conservateur lors des prochaines élections pour 21 % pour le parti libéral.

Lors des élections de 2011, le Parti conservateur a obtenu 39,6 % des voix et 166 sièges, le social-démocrate Nouveau Parti démocratique (NDP) 30,6 % et 103 sièges, et le Parti libéral 18,9 % et 34 sièges.

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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