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International

Petro demande d’envoyer « une force de paix de l’ONU » à Gaza, dont la Colombie « ferait partie »

Le président colombien, Gustavo Petro, a affirmé mardi que « il n’y a pas d’autre alternative que
(envoyer) une force de maintien de la paix des Nations Unies » à Gaza, dont la Colombie ferait partie, après les récents bombardements aériens israéliens dans une « zone de sécurité » de Rafah sur des camps de personnes déplacées.

C’est ce qu’a affirmé le président dans un message publié sur son compte X, mentionnant une information selon laquelle l’ONU a convoqué une réunion d’urgence pour les attaques israéliennes, qui ont conduit à une large condamnation internationale car les morts qu’ils ont laissés étaient pour la plupart déplacés, notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées.

La dernière attaque d’Israël a fait plus de 20 morts dans des camps de personnes déplacées dans des quartiers de l’ouest de Rafah, comme Tal al Sultan ou Mawasi, des zones prétendument sûres où Israël n’a pas encore ordonné l’évacuation de la population civile.

Quelques heures plus tôt, l’armée israélienne a également attaqué les environs des entrepôts de l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) dans le centre de Rafah, faisant 7 morts et 15 blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

Dans un camp de personnes déplacées de Tal al Sultan, l’impact d’un missile et l’incendie qui a suivi ont tué 45 personnes dimanche soir, après une attaque de l’armée israélienne dirigée contre deux hauts responsables du Hamas, ce qui a été largement condamné par la communauté internationale et qu’Israël a considéré comme un « tragique mésaventure ».

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Israël a commencé son opération militaire à Rafah le 6 mai, et depuis lors, plus d’un million de personnes ont fui la région, qui abritait auparavant environ 1,4 million de personnes déplacées.

La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné la semaine dernière la fin de l’offensive militaire de l’armée israélienne dans cette ville de l’extrême sud de la bande de Gaza face au risque de génocide.

La chancellerie colombienne a condamné lundi les récentes attaques d’Israël, ainsi que celles du Hamas dans la ville de Tel Aviv, qui n’a pas causé de blessures ni de dommages importants.

Le gouvernement colombien a eu une position très critique à l’égard d’Israël depuis le début de la guerre et, en fait, a rompu des relations diplomatiques avec ce pays depuis le 2 mai dernier, tandis que le président Gustavo Petro a défendu avec ferveur la cause palestinienne, tant dans ses discours que par le biais de messages sur les médias sociaux.

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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