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International

Le Hizbullah lance des « dizaines » de roquettes contre des postes militaires israéliens sur le plateau du Golan

Le groupe chiite libanais Hizbulá a annoncé dimanche le lancement de « dizaines » de roquettes contre trois postes différents de l’armée israélienne dans le nord du plateau du Golan, au milieu de la tension régionale croissante après l’attaque iranienne de samedi contre Israël.

« Des combattants de la Résistance islamique ont attaqué dimanche matin avec des dizaines de roquettes ‘Katyusha’ les postes israéliens de Nafah, Yarden et Kela sur les hauteurs du Golan syriens occupées », a indiqué le mouvement armé libanais dans un bref communiqué.

Hizbulá avait déjà attaqué une caserne à Kela à l’aube, coïncidant avec l’envoi de plus de 300 drones et missiles contre Israël par l’Iran, un proche allié du groupe libanais.

Cependant, le mouvement chiite n’a pas fait référence à l’opération de Téhéran dans son communiqué, se limitant à justifier le lancement de roquettes comme une réponse aux récents bombardements israéliens contre le sud du Liban et comme une mesure de « soutien » à la bande de Gaza, sa rhétorique habituelle.

Le Liban est en tête de la liste des pays les plus à risque d’être entraînés par une escalade régionale potentielle, le Hizbulá étant engagé depuis six mois dans ses pires affrontements avec Israël depuis la guerre menée par les deux en 2006.

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Le nombre officiel de morts dans la bande de Gaza est passé dimanche à 33.729 et le nombre de blessés à 76.371, après des attaques d’artillerie et des bombardements dans toute l’enclave palestinienne, ont rapporté des sources sanitaires et locales.

« L’occupation israélienne a commis 4 massacres contre des familles dans la bande de Gaza, faisant 43 morts et 62 blessés au cours des dernières 24 heures », a rapporté aujourd’hui le ministère de la santé de Gaza du gouvernement du Hamas.

Selon des sources palestiniennes, des chasseurs israéliens ont bombardé des résidences, pour le quatrième jour consécutif, dans le camp de réfugiés de Nuseirat, dans celui de Maghazi et dans la ville d’Al Zahraa, au centre de l’enclave, causant la mort d’au moins 10 civils et une vingtaine de blessés.

La bande de Gaza fait également face à sa pire crise humanitaire, avec plus d’un million de personnes au bord de la famine, près de 90 % de la population forcée déplacée et des enfants souffrant de malnutrition à des niveaux jamais vus auparavant, selon des agences humanitaires et un rapport sur la malnutrition soutenu par l’ONU.

Ce dimanche, pour la première fois depuis l’attaque multiple du Hamas du 7 octobre qui a fait 1 200 morts sur le sol israélien, au moins 5 boulangeries ont de nouveau fonctionné dans l’enclave palestinienne, a confirmé à EFE une source palestinienne, grâce au soutien et à la supervision du Programme alimentaire mondial.

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International

Washington ferait pression pour le départ de Díaz-Canel dans les négociations avec Cuba

L’administration du président américain Donald Trump aurait demandé au dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel de quitter le pouvoir comme condition pour réaliser des avancées significatives dans les բանակցations entre les États-Unis et Cuba, selon des sources proches des discussions citées par The New York Times.

D’après au moins quatre personnes familières avec les pourparlers, Washington chercherait à accentuer la pression en faveur du départ de Díaz-Canel, sans pour autant promouvoir un changement complet de régime. L’objectif serait de maintenir la structure du gouvernement communiste tout en laissant au peuple cubain le soin de décider ultérieurement de son avenir politique.

Selon ces sources, les responsables américains ont fait savoir aux négociateurs cubains que le maintien du dirigeant constitue un obstacle majeur à la conclusion d’accords. Des négociations que Díaz-Canel lui-même a récemment reconnu être en cours.

Au sein de l’administration Trump, certains responsables estiment que le départ de Díaz-Canel pourrait faciliter des réformes économiques structurelles, celui-ci étant perçu comme un dirigeant de ligne dure peu enclin à impulser des changements.

Si elle se concrétise, cette mesure représenterait le premier grand bouleversement politique issu des négociations bilatérales entamées il y a plusieurs mois.

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Elle constituerait également une victoire symbolique pour Trump, qui pourrait présenter cet événement comme la chute d’un autre dirigeant de gauche dans la région, après ce qui s’est produit au Venezuela.

Cependant, cette stratégie pourrait ne pas satisfaire les secteurs les plus conservateurs de l’exil cubain aux États-Unis, qui réclament des transformations politiques plus profondes sur l’île.

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International

Rosa María Payá affirme que Cuba n’a pas besoin du régime pour une transition démocratique

L’opposante cubaine Rosa María Payá a affirmé, dans une interview accordée à l’agence EFE, que Cuba n’a pas besoin de figures issues du pouvoir en place pour mener une transition vers la démocratie.

Selon elle, la société civile et l’opposition, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’île, se sont déjà préparées à un éventuel changement politique, estimant que le régime « ne se transformera pas de lui-même ».

S’exprimant depuis Miami, Payá a déclaré : « Il n’est pas nécessaire d’avoir une figure comme Delcy Rodríguez à Cuba. Le processus que nous avons mené depuis les organisations civiques et d’opposition vise précisément à disposer d’une équipe de transition capable de diriger une période provisoire et de conduire le pays vers des élections libres. »

Fille de l’opposant historique Oswaldo Payá (1952-2012), elle a souligné que les Cubains n’ont pas besoin d’une figure similaire à celle du Venezuela pour encadrer un éventuel changement de pouvoir.

L’opposante a également appelé le président Donald Trump à maintenir la pression sur le gouvernement de Miguel Díaz-Canel, tout en exprimant l’espoir que les relations entre les deux pays contribuent à une ouverture politique sur l’île, dans un contexte de crise énergétique aggravée.

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Payá a estimé que les conditions sont réunies pour une transformation politique, évoquant notamment « la demande claire de changement exprimée par la population cubaine ».

Toutefois, elle a exprimé sa méfiance face aux initiatives récentes du gouvernement cubain, notamment la proposition d’autoriser les Cubains vivant à l’étranger à investir dans des entreprises privées.

« Les Cubains ne veulent pas d’un faux changement. Ils ne veulent pas que la famille Castro et le groupe de généraux au pouvoir continuent de gagner du temps et de tromper le monde », a-t-elle conclu.

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International

Des ONG dénoncent des abus de l’armée équatorienne dans la lutte contre le narcotrafic

Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des abus présumés commis par les Forces armées équatoriennes, déployées dans les rues depuis 2024 dans le cadre de la politique sécuritaire contre le narcotrafic menée par le président Daniel Noboa.

Le Ministère public équatorien a ouvert une enquête sur « la mort d’un citoyen survenue lors d’une opération menée » lundi par des militaires dans la ville de Milagro, située dans la province de Guayas (sud-ouest).

Selon le parquet, « la victime aurait été agressée physiquement et électrocutée par du personnel militaire », d’après une publication sur le réseau social X.

La province de Guayas, ainsi que les provinces côtières de Los Ríos, Santo Domingo de los Tsáchilas et El Oro, est soumise à un couvre-feu nocturne dans le cadre d’une nouvelle offensive contre le crime organisé. Cette opération inclut le déploiement d’environ 75 000 agents, avec le soutien de États-Unis.

Les Forces armées équatoriennes n’ont pas encore réagi à ces accusations.

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Selon Amnesty International, le parquet équatorien a reçu des plaintes concernant la disparition forcée présumée d’une cinquantaine de personnes depuis 2023, année où Daniel Noboa est arrivé au pouvoir.

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