International
Des élections cruciales à l’horizon : panorama international 2023
29 novembre |
L’année prochaine, au moins trente pays, dont le Salvador, le Mexique, le Panama, la République dominicaine, l’Uruguay et le Venezuela, s’apprêtent à élire leurs prochains dirigeants, tandis que vingt d’entre eux organiseront des élections législatives. Toutefois, ce processus démocratique se déroulera dans un contexte international marqué par le conflit russo-ukrainien et la guerre dans la bande de Gaza entre le Hamas et Israël.
L’un des principaux centres d’attention sera les États-Unis, où l’on s’attend à ce que l’élection présidentielle soit une revanche entre l’actuel président démocrate, Joe Biden, et son prédécesseur républicain, Donald Trump. Les controverses et la désinformation qui entourent l’élection de 2020 pourraient jeter une ombre sur cet événement politique.
Au Mexique, la possibilité qu’une femme accède à la présidence ajoute un élément symbolique important, surtout dans un pays confronté à une crise de féminicides. Claudia Sheinbaum, ancienne maire de Mexico, et Xóchitl Gálvez, sénateur d’un front d’opposition, sont les principales candidates.
Le Venezuela traverse une grave crise politique et économique, et la question clé est de savoir si l’opposition sera en mesure de défier le régime chaviste dirigé par Nicolás Maduro lors des élections prévues pour le second semestre 2024.
En Russie, Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 23 ans, devrait se présenter pour un nouveau mandat présidentiel. L’opposition et la société civile ont été soumises à des restrictions, et la situation est encore compliquée par le conflit en Ukraine.
L’Inde, qui compte près d’un milliard d’électeurs, organisera des élections générales en mai. Le parti du Premier ministre sortant, Narendra Modi, le BJP, apparaît comme le favori, tandis que la régression des droits politiques et des libertés civiles inquiète les observateurs.
Dans l’Union européenne, plus de 400 millions d’électeurs dans 27 pays voteront lors d’élections transnationales pour élire 720 députés européens en juin. La progression des forces eurosceptiques n’y est pas étrangère.
En Iran, les élections législatives de mars auront lieu 18 mois après la mort de Mahsa Amini, qui a déclenché des manifestations de masse. La répression a fait des centaines de morts et des milliers d’arrestations.
Le Sénégal, en Afrique, pourrait connaître des élections tendues le 25 février, le président Macky Sall cherchant à se faire réélire. Cependant, la nomination douteuse de son premier ministre comme candidat et l’incertitude entourant la candidature de l’opposition créent un climat d’inquiétude.
2023 s’annonce comme une année charnière pour la démocratie mondiale, mais pose également des défis importants, de la désinformation aux tensions politiques et sociales dans diverses régions du monde.
International
Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori
Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.
Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).
Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.
L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.
Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.
Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.
Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.
De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.
« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.
La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.
Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.
Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.
Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.
International
Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux
Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.
Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.
Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.
À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.
La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.
Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.
International
Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.
Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.
Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.
Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.
En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.
La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.
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