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Le Pérou extrade vers les États-Unis un Néerlandais soupçonné d’avoir fait disparaître une fillette en 2005

Le Pérou extrade vers les États-Unis un Néerlandais soupçonné d'avoir fait disparaître une fillette en 2005
Photo: Reuters

8 juin |

Le Pérou a remis jeudi à des agents de la police fédérale américaine (FBI) le prisonnier néerlandais Joran Van der Sloot, qui a été temporairement extradé vers les Etats-Unis pour être poursuivi dans une affaire liée à la disparition d’une jeune Américaine en 2005.

« Joran Van der Sloot est parti pour les Etats-Unis (…) dans un avion avec des agents du FBI », a déclaré à l’AP le chef d’Interpol au Pérou, le colonel Carlos Lopez. L’accusé a été transporté par 16 agents dans un avion Gulfstream G-550 depuis l’aéroport militaire Grupo Aéreo Número 8.

Le Néerlandais est recherché aux États-Unis pour un chef d’accusation d’extorsion et un chef d’accusation de fraude électronique, les seuls chefs d’accusation le liant à la disparition de la jeune Natalee Holloway sur l’île d’Aruba, dans les Caraïbes.

Son extradition a eu lieu après qu’un juge péruvien a confirmé mardi la décision du gouvernement de transférer temporairement la garde de l’enfant aux autorités américaines.

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M. Van der Sloot purge une peine de 28 ans de prison pour le meurtre d’une Péruvienne en 2010. Samedi, les autorités l’ont transféré d’une prison située dans les Andes à une prison située à Lima, où il est resté jusqu’à jeudi matin avant d’être emmené à l’aéroport.

On ne sait pas encore quand il comparaîtra pour la première fois devant un tribunal américain.

Mme Holloway, qui vivait dans la banlieue de Birmingham (Alabama), avait 18 ans lorsqu’elle a disparu lors d’un voyage à Aruba avec ses camarades de classe. Elle a été vue pour la dernière fois quittant un bar avec Van der Sloot, qui étudiait dans une école internationale sur l’île.

Le Néerlandais a été identifié comme suspect et arrêté quelques semaines plus tard, en même temps que deux frères surinamais. Le corps d’Holloway n’a jamais été retrouvé et aucune charge n’a été retenue dans cette affaire. Un juge a par la suite déclaré le décès de Holloway.

Les charges retenues en Alabama contre Joran van der Sloot découlent d’une accusation selon laquelle il aurait tenté d’extorquer de l’argent à la famille Holloway en 2010 en leur promettant de les conduire au corps de la jeune femme en échange de centaines de milliers de dollars.

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Cette année-là, un grand jury l’a inculpé de fraude électronique et d’extorsion.

En 2012, M. Van der Sloot a plaidé coupable au Pérou du meurtre d’un étudiant péruvien de 21 ans, tué en 2010, cinq ans après la disparition de M. Holloway.

Un traité conclu en 2001 entre le Pérou et les États-Unis permet d’extrader temporairement un suspect pour qu’il soit jugé dans l’autre pays.

Le séjour de M. Van der Sloot aux États-Unis « sera prolongé jusqu’à la conclusion de la procédure pénale », y compris l’appel éventuel, selon une décision de justice péruvienne.

La résolution indique également que les autorités américaines ont accepté de renvoyer le ressortissant néerlandais au Pérou une fois le procès terminé.

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International

Macabre découverte à Tijuana : un cadavre retrouvé à proximité du stade utilisé par l’Iran

Un corps en état de décomposition a été découvert vendredi dans le coffre d’un véhicule stationné à proximité du stade où s’entraîne la sélection iranienne de football dans le cadre de la Coupe du monde 2026, selon des constatations effectuées sur place.

Le véhicule, un Toyota gris de type utilitaire sport, se trouvait sur le parking d’un supermarché situé en face du stade Caliente, à Tijuana. Cette enceinte est utilisée quotidiennement par l’équipe nationale iranienne pour ses séances d’entraînement et se trouve à quelques minutes de son hôtel.

La sélection iranienne, connue sous le nom de Team Melli, avait dû modifier ses plans à la dernière minute et établir son camp de base au Mexique plutôt qu’aux États-Unis, en raison des tensions et du conflit opposant Washington et Téhéran.

Lorsque les autorités ont ouvert le véhicule vendredi, elles ont été confrontées à une forte odeur de décomposition. Des agents équipés de combinaisons de protection ont procédé à l’examen préliminaire du corps avant son transfert par les services compétents.

Le parquet de Tijuana a indiqué qu’une patrouille de police avait repéré le véhicule et découvert, dans le coffre, « une personne enveloppée dans un sac noir présentant des signes de violence ».

Selon les enquêteurs, le véhicule était stationné sur les lieux depuis mercredi.

Tijuana est considérée comme l’une des villes les plus violentes du Mexique. D’après les statistiques officielles, plus de 1 200 homicides y ont été enregistrés au cours de l’année 2025.

En raison des mesures de sécurité entourant la participation de l’Iran au tournoi, un convoi fortement armé de la Garde nationale escorte quotidiennement l’autobus de l’équipe entre son hôtel et le stade, un trajet qui ne dure qu’environ une minute.

Vendredi, la sélection iranienne a quitté le stade peu après l’enlèvement du corps par les autorités.

À ce stade, les responsables de l’équipe n’ont pas indiqué si des mesures de sécurité supplémentaires seront mises en place à la suite de cet incident.

L’Iran doit faire ses débuts dans la compétition lundi prochain face à la Belgique à Los Angeles, lors de la première journée du groupe G, également composé de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande.

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International

Cuba annonce de nouvelles réformes pour élargir le rôle du secteur privé dans l’économie

Le gouvernement cubain a annoncé une nouvelle série de réformes économiques visant à renforcer la participation du secteur privé, à décentraliser la prise de décision et à assouplir plusieurs mécanismes de l’économie nationale, dans un contexte marqué par les difficultés énergétiques et les sanctions imposées par les États-Unis.

Lors d’une intervention diffusée à la télévision nationale, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a indiqué que le nombre d’activités interdites aux entreprises privées serait réduit afin d’élargir leurs possibilités d’affaires et de renforcer leur contribution à l’économie du pays.

Selon le chef de l’État, le gouvernement travaille également à accélérer et à décentraliser les procédures d’approbation des nouvelles entreprises, dans le but de favoriser le développement des acteurs économiques non étatiques.

Les entreprises privées, autorisées depuis 2021 et pouvant employer jusqu’à 100 salariés, occupent une place de plus en plus importante dans l’économie cubaine. Depuis février, elles sont également autorisées à importer du carburant, une activité auparavant réservée à l’État.

Parmi les mesures annoncées figure aussi la possibilité pour les entrepreneurs privés d’investir dans l’économie nationale dans les mêmes conditions que les investisseurs étrangers. Cette initiative vise à stimuler l’activité économique et à attirer davantage de capitaux.

Le gouvernement étudie en outre la suppression des intermédiaires étatiques dans certaines opérations d’importation et d’exportation, ce qui pourrait faciliter les échanges commerciaux pour les entreprises privées.

Miguel Díaz-Canel a également souligné l’importance de renforcer l’autonomie des entreprises publiques, qui représentent encore environ 80 % de l’économie cubaine, tout en poursuivant le processus de décentralisation des activités économiques.

Le président a par ailleurs annoncé une restructuration de l’appareil d’État, comprenant une réduction du nombre de ministères ainsi qu’une diminution significative des effectifs de la fonction publique. Cette réforme devra être examinée par le Parlement en juillet.

Concernant la « libreta », le système de rationnement en vigueur à Cuba, le gouvernement entend réorienter les aides vers les populations les plus vulnérables plutôt que de les distribuer à l’ensemble de la population, dans un contexte d’inégalités croissantes.

Bien que des réformes similaires aient déjà été annoncées par le passé sans être mises en œuvre, Díaz-Canel a assuré que les nouvelles mesures seraient discutées et approuvées rapidement.

Selon les autorités cubaines, ces changements s’inscrivent dans une stratégie visant à faire face aux défis économiques actuels, à améliorer la productivité et à adapter le modèle économique du pays aux nouvelles réalités nationales et internationales.

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International

Washington se dit proche d’un accord historique sur le programme nucléaire iranien

Un haut responsable américain a affirmé que les négociations en cours avec l’Iran progressent favorablement et qu’un accord pourrait être conclu dans les prochains jours.

Selon ce responsable, l’entente prévoirait un allégement significatif des sanctions imposées à Téhéran ainsi que le dégel de certains avoirs iraniens. En contrepartie, l’Iran devrait accepter de démanteler son programme nucléaire et de remettre son matériel nucléaire.

S’exprimant sous couvert de l’anonymat lors d’un échange avec la presse, le responsable a indiqué être particulièrement confiant quant à l’issue des discussions.

« Je suis très optimiste concernant cet accord. Je pense que le président a réussi à obtenir une position très favorable », a-t-il déclaré.

Tout en reconnaissant que les négociations ne sont pas encore totalement finalisées, il a souligné que les parties se trouvent désormais très près d’un accord définitif.

Le lieu et la date de la signature n’ont pas encore été arrêtés. Toutefois, l’Europe, une option évoquée par le président Donald Trump, figure parmi les scénarios envisagés pour accueillir la cérémonie officielle.

Le responsable américain a également indiqué que l’administration espère pouvoir signer l’accord dans les prochains jours, sans toutefois avancer de calendrier précis.

« Si je devais évaluer aujourd’hui les chances de conclure cet accord, j’aurais probablement parlé de 75 % ce matin. À présent, je dirais plutôt entre 80 et 85 %, même si nous ne sommes pas encore à 100 % », a-t-il précisé.

Ces déclarations témoignent de l’optimisme croissant de Washington quant à la possibilité de parvenir à un compromis susceptible de réduire les tensions autour du dossier nucléaire iranien et d’ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre les deux parties.

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