International
Le président brésilien Lula rend hommage à Santos au « Roi » Pelé
| Par AFP | Rodrigo Almonacid |
Le président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva s’est recueilli à Santos (sud-est) mardi matin devant le cercueil de Pelé exposé dans le stade de ses premiers exploits, où des dizaines de milliers de personnes ont afflué depuis la veille.
Arrivé près du stade en hélicoptère, Lula a aussitôt présenté ses condoléances à la veuve de Pelé en arrivant sous le grand auvent où est exposé le cercueil.
Le chef de l’Etat a assisté ensuite à une brève cérémonie religieuse devant la dépouille de Pelé avant le départ d’un cortège funéraire dans les rues de Santos, grand port de l’Etat de Sao Paulo, puis l’enterrement.
Selon les journalistes de l’AFP présents sur place, le défilé de fans s’est poursuivi de façon intinterrompue toute la journée de lundi, puis toute la nuit. D’après TV Globo, quelque 150.000 personnes sont venues rendre un dernier hommage au triple champion du monde.
« Il y a beaucoup, beaucoup de monde. C’est magnifique, il le mérite », dit à l’AFP Katia Cruz, 58 ans, retraitée et fan du Santos FC qui est restée au stade jusqu’à 1h30 du matin. Mais son mari, « inconsolable », a préféré rester chez lui.
Après avoir patienté pour la plupart dans de longues files d’attente, les admirateurs de Pelé venus de tout le Brésil ont avancé lentement et dans le calme jusqu’au grand auvent depuis lundi matin.
À la fin de cette veillée funèbre, qui aura duré 24 heures, le cortège funéraire doit traverser à partir de 10H00 (13H00 GMT) Santos et passera notamment devant la maison de la mère de Pelé, Celeste Arantes. Agée de 100 ans mais atteinte de troubles cognitifs, elle n’a pas conscience de la mort de son fils.
La dépouille de Pelé sera ensuite conduite jusqu’à sa dernière demeure, un mausolée spécialement érigé dans un cimetière, pour une cérémonie de rite catholique dans la stricte intimité familiale.
Lundi, des milliers de fans et de dignitaires du football, dont le président de la FIFA Gianni Infantino, se sont recueillis devant le cercueil noir de Pelé installé au centre du stade du FC Santos, le club où il a joué de 1956 à 1974.
« Pelé est éternel. C’est une icône mondiale du football », a déclaré M. Infantino lundi, précisant que l’instance dirigeante du football demanderait à tous les pays membres de baptiser un stade au nom de Pelé.
Antonio Carlos Pereira da Silva, un artiste de 36 ans, a dit être arrivé à minuit pour être parmi les premiers à passer devant le cercueil ouvert recouvert d’un voile de tulle où repose celui que beaucoup considèrent comme le plus grand footballeur de l’histoire, le seul à avoir remporté la Coupe du monde à trois reprises en 1958, 1962 et 1970.
« Si je disais que je n’ai pas pleuré quand il est mort, je mentirais », a-t-il déclaré à l’AFP. « Pelé nous a appris tellement de choses. Pas seulement au Brésil, mais au monde entier ».
Les hommages ont afflué du monde entier depuis sa mort, les plus grands noms du football, actuels et anciens, saluant son génie pour le « beau jeu ».
Hommage émouvant
La troisième femme de Pelé, Marcia Cibela Aoki, vêtue de noir et en larmes, a passé la main sur la tête du footballeur qu’elle avait épousé en 2016. Trois des six enfants encore en vie de Pelé étaient présents.
Elle a également placé un chapelet dans son cercueil drapé des drapeaux du FC Santos et du Brésil.
Des proches lui ont rendu un hommage émouvant, se tenant par la main autour de son cercueil en priant.
Des dizaines de couronnes de fleurs, envoyées par des personnalités du football comme la star du Paris SG Neymar ou des clubs étrangers comme le Real Madrid, ont été disposées autour du cercueil.
Il « a inspiré toutes les générations, il a toujours été une référence », a dit le père de Neymar, le numéro 10 actuel de la Seleçao retenu à Paris qui a égalisé le nombre de buts de Pelé en sélection nationale (77) lors de la récente Coupe du monde au Qatar.
Dans le stade de 16.000 places, trois banderoles géantes placées dans les tribunes montrent Pelé de dos avec son célèbre maillot floqué du numéro 10, et deux autres avec comme inscription « Vive le roi » et « Pelé 82 ans ».
Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, a passé un mois à l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo jusqu’à sa mort jeudi à 82 ans des suites d’une insuffisance rénale et cardiaque, d’une bronchopneumonie et d’un adénocarcinome du côlon, selon le certificat de décès publié par des médias locaux.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

























