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Colombie: assassinat d’un journaliste auquel la protection avait été retirée

Photo: Actualidad RT

AFP

Un journaliste du nord de la Colombie, Rafael Moreno, auquel la protection avait été retirée malgré les menaces qui pesaient sur lui, a été assassiné dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé une organisation non-gouvernementale locale.

« Cette nuit a été assassiné le dirigeant, journaliste et enquêteur Rafael Emiro Moreno Garavito dans la ville de Montelibano », a écrit la Fondation sociale Cordoberxia dans un communiqué.

Rafael Moreno était le rédacteur en chef d’un journal en ligne. Il se trouvait dans un établissement public lorsqu’il a été abattu par deux personnes à moto, selon le colonel de police John Fredy Suarez. 

« Nous savons qu’il travaillait sur plusieurs enquêtes avec des plaintes pénales et disciplinaires », a ajouté la fondation à propos de la victime qui dirigeait Voces de Cordoba, un média spécialisé dans l’information sur le département du même nom.

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En septembre, Rafael Moreno avait dénoncé le retrait par l’Etat colombien du dispositif de protection dont il bénéficiait après avoir fait l’objet de menaces.  

Le journaliste enquêtait notamment sur l’installation d’une « carrière » dans la propriété même d’un sénateur et d’où étaient extraits, selon lui, des matériaux pour la construction d’ouvrages publics. 

Dans un bref message sur Facebook, le journal en ligne a déploré que « la voix de la vérité ait été éteinte pour toujours ».

Le rapporteur spécial pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, Pedro Vaca, a condamné le meurtre sur Twitter.

« Il est rapporté que son régime de protection lui avait été retiré et cela accentue le devoir d’enquête et de sanctions envers les responsables », a-t-il commenté.

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Le parquet a annoncé la création d’une équipe spécialisée pour enquêter sur ce crime.

Deux journalistes avaient été tués par balle fin août également dans le nord de la Colombie, portant alors à 10, selon l’ONG Reporters sans frontières (RSF), le nombre des membres de cette profession tués en Colombie depuis la signature de l’accord de paix avec l’ex-guérilla des FARC en 2016. 

Le Mexique, où 10 journalistes ont été tués depuis le début de l’année, selon RSF, est le pays le plus dangereux d’Amérique latine pour exercer ce métier.

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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