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International

Pérou: le président accuse la justice de favoriser un « coup d’Etat »

Photo: Ernesto Benavides / AFP

AFP

Le président du Pérou, Pedro Castillo, accusé par le bureau du procureur d’être à la tête d’une organisation criminelle de corruption, a affirmé jeudi que la justice entendait favoriser la perpétration d’ »un coup d’Etat » .

« On ne peut pas favoriser un coup d’Etat en manipulant ou en politisant un autre pouvoir, comme le ministère public », a déclaré M. Castillo à la télévision lors d’un déplacement dans le pays.

« Ce que nous refusons (au bureau du procureur), c’est de créer des témoins, d’orchestrer (une plainte) en disant que Pedro Castillo est à la tête d’un réseau criminel », a-t-il ajouté.

M. Castillo a décrit le recours constitutionnel déposé mardi par la procureure générale Patricia Benavide comme étant une « erreur » qui peut selon lui être encore rectifiée.

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Selon Mme Benavide, « il existe des preuves sérieuses de l’existence présumée d’une organisation criminelle au sein du palais présidentiel ayant pour objectif de capter, contrôler et diriger des processus de passation de marchés afin d’obtenir des gains illicites ».

C’est la première fois qu’un président en exercice est visé par un tel recours.

C’est désormais au Parlement de se prononcer et sa décision pourrait conduire à l’ouverture d’un procès contre M. Castillo et deux de ses anciens ministres.

Une commission parlementaire commencera son étude vendredi. 

Actuellement cité dans six enquêtes, le président bénéficie pour l’heure d’une immunité jusqu’à la fin de son mandat en juillet 2026.

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Des anciens conseillers du gouvernement et plusieurs membres de la famille du président font également l’objet d’enquêtes.

M. Castillo nie toutes les accusations contre sa famille et lui, affirmant être victime d’une campagne pour le chasser du pouvoir. La droite, majoritaire au Parlement, exige sa démission et a déjà tenté par deux fois d’obtenir sa destitution.

Des groupes de personnes soutenant ou s’opposant au président ont manifesté jeudi dans le centre historique de Lima.

« Dégage, délinquant! », ont crié des militants du parti social-démocrate APRA. A l’inverse, une pancarte de sympathisants du chef de l’Etat clamait son « soutien au couple présidentiel ».

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  • Peruvian President Pedro Castillo delivers a speech during the inauguration of the 52nd General Assembly of the OAS in Lima on October 5, 2022. (Photo by Ernesto BENAVIDES / AFP)

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International

Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum

Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.

Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.

Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).

De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».

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Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

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