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International

Haïti demande une « assistance internationale » pour lutter contre les gangs

Photo: Richard Pierrin / AFP

AFP

Haïti a demandé une « assistance internationale » pour faire face à la crise de sécurité causée par les bandes criminelles, que la police haïtienne ne peut résoudre seule, a indiqué vendredi à l’AFP Bocchit Edmond, ambassadeur d’Haïti aux Etats-Unis.

« Je peux confirmer que nous avons demandé l’aide de nos partenaires internationaux », a déclaré M. Edmond en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Lima. « Il s’agit d’une question de sécurité que notre police nationale ne peut gérer seule ». 

Le diplomate a déclaré que l’aide a été formellement demandée jeudi et qu’Haïti attend « que la communauté internationale et les partenaires internationaux décident de la forme qu’elle prendra ». 

A Port-au-Prince, le conseil des ministres avait adopté jeudi une résolution accordant mandat au premier ministre haïtien Ariel Henry pour « solliciter et obtenir des partenaires internationaux d’Haiti un support effectif par le déploiement immédiat d’une force spécialisée armée, en quantité suffisante, pour stopper, sur toute l’étendue du territoire, la crise humanitaire causée, entre autres, par l’insécurité résultant des actions criminelles des gangs armés et de leurs commanditaires ».

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Cet arrêté a été publié au journal officiel de la république haïtienne vendredi.

Jeudi, le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, avait indiqué dans un tweet qu’Haïti devait demander une « aide urgente » à la communauté internationale « pour résoudre la crise sécuritaire », et qu’il l’avait dit lors d’une réunion avec les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, Antony Blinken, du Canada, Mélanie Joly, et d’Haïti, Jean Victor Geneus.

« Si nous pouvons obtenir l’aide aujourd’hui, ce serait la meilleure décision. Le plus tôt possible, car nous ne pouvons plus attendre », a souligné M. Edmond. 

Depuis qu’Haïti a annoncé en septembre une hausse du prix de l’essence, le pays a connu des émeutes, des pillages et des manifestations.

Depuis des années, les forces de police haïtiennes sont débordées, avec environ 10.000 agents pour tout le pays.

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« Une tragédie humaine se prépare. Nous devons également faire face à une résurgence du problème du choléra », a ajouté M. Edmond. La crise du carburant fait que « les hôpitaux ne peuvent pas fonctionner, les enfants ne peuvent pas aller à l’école (…) C’est un problème humanitaire ». 

M. Blinken a indiqué jeudi sur Twitter qu’il avait rencontré à Lima le chef de la diplomatie haïtienne et l’avait assuré du « soutien indéfectible » des Etats-Unis.

« Nous restons engagés à aider Haïti à rétablir la sécurité et l’ordre démocratique afin que tous les Haïtiens aient un meilleur avenir », a tweeté le secrétaire d’État américain.

  • Demonstrators fill the streets during a protest to demand the resignation of Prime Minister Ariel Henry, in the Petion-Ville area of Port-au-Prince, Haiti, October 3, 2022. - The protests were set in motion after Prime Minister Ariel Henry announced that the cash-strapped government could no longer afford fuel subsidies, and that prices would have to be increased. (Photo by Richard Pierrin / AFP)

  • Demonstrators fill the streets during a protest to demand the resignation of Prime Minister Ariel Henry, in the Petion-Ville area of Port-au-Prince, Haiti, October 3, 2022. - The protests were set in motion after Prime Minister Ariel Henry announced that the cash-strapped government could no longer afford fuel subsidies, and that prices would have to be increased. Shots were fired. (Photo by Richard Pierrin / AFP)

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International

Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum

Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.

Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.

Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).

De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».

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Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

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