Amérique centrale
Washington annonce une nouvelle aide pour l’accueil de migrants en Amérique latine
AFP
Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a annoncé jeudi une nouvelle aide à l’accueil de migrants et de réfugiés en Amérique latine, en marge d’une réunion de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Lima.
M. Blinken, arrivé dans la capitale péruvienne mercredi soir dans le cadre d’une tournée de plusieurs pays latino-américains, a annoncé cette aide humanitaire de 240 millions de dollars, peu avant de présider une réunion ministérielle sur la thématique migratoire, qui met sous pression tous les pays de l’hémisphère ouest.
L’aide humanitaire est destinée à aider les pays de la région à financer l’accueil de migrants et réfugiés dans divers secteurs de la santé ou de l’éducation et s’ajoute aux millions de dollars déjà fournis par les Etats-Unis pour l’accueil dans ces pays de réfugiés vénézuéliens, a précisé une porte-parole du département d’Etat, Kristina Rosales.
« Nous avons plus de personnes déplacées à travers le monde que jamais dans notre histoire, plus de 100 millions de personnes », a souligné M. Blinken.
Cette réunion s’inscrit dans le sillage de la « Déclaration de Los Angeles » sur l’immigration adoptée lors du « sommet des Amériques » en juin dernier en Californie.
Le Pérou, qui abrite environ 1,2 millions de réfugiés vénézueliens, accueille de mercredi à vendredi la 52è assemblée annuelle de l’OEA, une organisation qui regroupe les pays du continent américain au nord et au sud.
Elle s’est ouverte mercredi soir avec une adresse enregistrée du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a plaidé pour le soutien des pays latino-américains face à la Russie.
L’assemblée devrait adopter une résolution condamnant l’ »agression russe contre l’Ukraine » vendredi, a-t-on indiqué de sources diplomatiques.
« De quel côté se situerait Simon Bolivar dans la guerre lancée par la Russie contre l’Ukraine », s’est demandé le président ukrainien, en référence au héros de l’indépendance en Amérique latine.
L’assemblée doit également discuter de résolutions concernant le respect des droits de l’Homme au Vénézuela et au Nicaragua, pays qui a claqué la porte de l’OEA au printemps dernier, et sur la situation humanitaire à Haïti.
Amérique centrale
Un ancien chef militaire hondurien poursuivi pour une présumée atteinte à la liberté de la presse
La Fiscalía Especial para la Protección de Periodistas y Defensores de Derechos Humanos du Honduras a présenté mercredi dernier une demande d’accusation contre Roosevelt Hernández, ancien secrétaire à la Défense et ancien chef de l’État-Major conjoint des Forces armées honduriennes, aujourd’hui à la retraite, pour une présumée atteinte à la liberté de la presse dans le pays.
L’affaire remonte à la période comprise entre 2025 et 2026, lorsque le média numérique des Forces armées honduriennes a publié plusieurs articles dans lesquels trois journalistes ainsi que le Collège des journalistes du Honduras (CPH)étaient qualifiés de « sicarios de la vérité » (« tueurs à gages de la vérité »).
Les journalistes concernés sont Dagoberto Rodríguez, directeur de Radio Cadena Voces ; Rodrigo Wong Arévalo, directeur du journal télévisé Abriendo Brecha ; ainsi que Juan Carlos Sierra, président du CPH.
Selon le ministère public hondurien, l’enquête comprend plusieurs éléments, notamment des démarches préjudiciaires, des plaintes déposées par les personnes concernées, des expertises spécialisées et des témoignages recueillis dans le cadre de la procédure.
Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui a suscité un débat sur la protection des journalistes et la liberté d’expression au Honduras.
Amérique centrale
Une enquête ouverte après un incendie meurtrier dans un quartier de San Pedro Sula
Un violent incendie a endeuillé une famille dans la ville de San Pedro Sula, au Honduras, après qu’un feu a ravagé une habitation précaire en tôle et en bois située dans le quartier de Los Bordos de Esquipulas, provoquant la mort de plusieurs de ses occupants.
Selon les témoignages de voisins, le sinistre se serait déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, vraisemblablement à la suite d’un court-circuit provoqué par un ventilateur, bien que les autorités poursuivent leur enquête afin d’en déterminer les causes exactes.
Au moment de l’incendie, les membres de la famille dormaient à l’intérieur de la maison. Pris au piège par les flammes, ils n’ont pas eu le temps de s’échapper.
La mère de famille, Mirta, a survécu au drame après avoir quitté son domicile très tôt dans la matinée pour se rendre à son travail, où elle gagne sa vie en lavant du linge. Un autre de ses enfants, également mineur, n’avait pas passé la nuit dans la maison, ce qui lui a permis d’échapper à l’incendie.
Selon les médias honduriens, Mirta avait l’habitude de verrouiller la porte de l’intérieur avant de partir, afin de protéger la maison contre les cambriolages.
Les corps des victimes ont été transférés à l’Institut de médecine légale, où des examens dentaires et des analyses ADN seront réalisés pour permettre leur identification. Un porte-parole de l’institution a précisé que certaines victimes ne possédaient pas d’acte de naissance, ce qui complique le processus d’identification.
Amérique centrale
Le président hondurien Nasry Asfura obtient une note de 3,82 après ses 100 premiers jours au pouvoir
Le président du Honduras, Nasry Juan Asfura Zablah, du Parti national, a reçu une évaluation de 3,82 sur 10 pour ses 100 premiers jours à la tête de l’exécutif, selon une enquête réalisée auprès de plus de 1 500 Honduriens.
Le sondage, mené par le Centre de réflexion, de recherche et de communication (ERIC-SJ), a couvert 16 des 18 départements du pays afin de mesurer la perception de la population sur les débuts de l’administration Asfura.
D’après les résultats, les principales préoccupations des citoyens concernent la situation économique et le coût élevé de la vie, cités par 29,8 % des personnes interrogées comme le principal échec du gouvernement. Viennent ensuite l’absence de réalisations notables (14,6 %), le chômage (14,3 %) et la violence ainsi que l’insécurité (12,3 %).
L’étude révèle également qu’une large majorité des sondés (74,2 %) estime que le gouvernement n’a enregistré aucune réalisation majeure au cours de ses cent premiers jours, traduisant un niveau important d’insatisfaction au sein de la population.
Malgré cette faible évaluation, 51,1 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement d’Asfura représente un changement positif pour le Honduras, tandis que 45,7 % portent un jugement négatif sur son administration.
Par ailleurs, l’enquête montre que 80,7 % des répondants estiment que le soutien public du président américain Donald Trump a influencé la victoire électorale de Nasry Asfura. Parmi eux, 68,3 % jugent que cette influence a été « très importante » lors de l’élection présidentielle hondurienne.
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