Connect with us

International

Guerre en Ukraine : la situation sur le terrain au 175e jour

AFP

L’explosion dans un dépôt militaire russe mardi en Crimée relève d’une tentative ukrainienne de fragiliser les bases arrière russes dans le sud de l’Ukraine, tandis que la démotivation s’empare des milices prorusses dans sa partie orientale, où les combats se poursuivent sans grandes avancées.

Voici un point de la situation au 175e jour de la guerre à partir d’informations des journalistes de l’AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.

– La Crimée encore attaquée –

Mardi, l’armée russe a révélé qu’un dépôt militaire situé près de Djankoï, dans le nord de la Crimée, avait « été endommagé (…) à la suite d’un acte de sabotage », sans toutefois désigner de responsables.

Sur une vidéo obtenue par l’AFP, on aperçoit plusieurs importants panaches de fumée, d’où jaillissent de nombreuses boules de feu, les munitions ayant pris feu, dans une intense pétarade.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

« Un certain nombre d’infrastructures civiles, parmi lesquelles une ligne de haute tension, une centrale électrique, une voie ferroviaire, ainsi que plusieurs maisons, ont également été endommagées », a raconté l’armée russe.

Andriï Iermak, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, a, quant à lui, salué sur Telegram une « opération +démilitarisation+ façon travail d’orfèvre par les forces armées ukrainiennes ».

D’après le ministère britannique de la Défense, citant des médias russes, de la fumée a également été visible mardi au-dessus de Gvardeïskoïe, dont les installations et celles de Djankoï constituent les « deux des plus importants aéroports militaires russes en Crimée ».

Ces explosions interviennent une semaine après qu’un autre aérodrome militaire russe avait été endommagé à Saki, en Crimée. Moscou avait alors mentionné un accident, quand experts et images satellites semblaient révéler le résultat d’une attaque ukrainienne.

Au moins neuf avions avaient été détruits, selon l’analyste danois Oliver Alexander.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

Depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février, la Crimée sert de base arrière logistique aux forces russes. L’offensive sur le sud de l’Ukraine qui a permis à Moscou de conquérir de larges pans de territoires aux premières semaines de la guerre est partie de là.

Les attaques contre les positions russes en Crimée « font probablement partie d’une contre-offensive ukrainienne cohérente visant à reprendre le contrôle de la rive occidentale du Dniepr », observe l’Institut nord-américain sur l’étude de la guerre (ISW).

Les forces de Kiev, qui ont également tiré sur les ponts enjambant ce fleuve, cherchent à empêcher le ravitaillement et le renforcement des troupes russes présentes à l’ouest du Dniepr, notamment dans la région de Kherson, poursuit-il.

L’Ukraine a par ailleurs menacé mercredi de démanteler le pont de Kertch, construit à grands frais par Moscou pour connecter la Russie à la péninsule annexée de Crimée.

« Ce pont est une structure illégale et l’Ukraine n’a pas donné sa permission pour sa construction », a écrit sur Telegram le conseiller de la présidence ukrainienne Mikhaïlo Podoliak.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

– Crainte nucléaire dans le sud –

L’Otan a réclamé mercredi un « inspection » urgente par l’Agence internationale de l’énergie atomique de la centrale nucléaire de Zaporijjia, cible de plusieurs frappes, dont les deux belligérants s’accusent mutuellement, faisant craindre une catastrophe nucléaire.

« Il est urgent d’autoriser une inspection de l’AIEA », a jugé son secrétaire général Jens Stoltenberg, qui a également appelé au « retrait de toutes les forces russes » de la plus grande centrale d’Europe, qu’elles contrôlent depuis début mars.

Mardi, l’opérateur public ukrainien des centrales nucléaires Energoatom avait dénoncé une cyberattaque russe « sans précédent » contre son site en ligne, précisant que son fonctionnement n’avait pas été perturbé. 

Le groupe russe « Cyberarmée populaire » avait utilisé 7,25 millions de robots internet qui ont pendant trois heures attaqué le site d’Energoatom, avait assuré la société ukrainienne, mais sans « impact considérable ».

Valentyn Reznitchenko, le gouverneur de la région de Dnipro, a de son côté fait état mercredi de huit frappes russes sur Nikopol, qui fait face à la centrale de Zaporijjia, et de 40 autres à Tchervonogrygorivka. Aucune victime n’a selon lui été recensée.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow

– Troupes prorusses démotivées dans l’est –

Une partie de la milice prorusse de la « République » de Lougansk (LNR), qui compose le Donbass avec celle de Donetsk (DNR), refuse justement de se battre dans la DNR, estime l’ISW, se fondant sur une vidéo visible sur les réseaux sociaux ukrainiens.

« Les soldats affirment avoir célébré la victoire le 3 juillet, lorsque les forces de la LNR ont atteint les frontières de Lougansk et que leur travail est terminé », raconte le centre de recherche américain, qui, s’il dit ne pouvoir vérifier l’authenticité de la vidéo, assure que cela s’inscrit dans une « tendance plus large de diminution de l’investissement » des milices prorusses.

Une partie des troupes de la DNR, qui soutiennent à l’inverse les efforts militaires faits sur son territoire, s’étaient plaintes de manière similaire ces derniers mois quand elles avaient été réaffectées dans la région de Lougansk ou encore à Kherson (sud), relève l’ISW.

Mercredi, le gouverneur pro-ukrainien de la région de Donetsk Pavlo Kyrylenko a de son côté fait état de plusieurs bombardements russes ayant localement fait au moins deux morts et treize blessés.

Advertisement
20260224_estafa_mh_728x90
previous arrow
next arrow
Continue Reading
Advertisement
20260224_estafa_mh_300x250

International

Un étudiant américain porté disparu à Barcelone pendant le spring break

Un étudiant américain de l’Université de l’Alabama, James ‘Jimmy’ Gracey, est porté disparu depuis le 17 mars après être sorti d’une discothèque à Barcelone, ont annoncé jeudi ses proches.

Le jeune homme, originaire de l’État de l’Illinois et âgé de 20 ans, aurait quitté le club Shoko où il passait la soirée. Il était en vacances de printemps, connues sous le nom de « spring break », et rendait visite à des amis en échange universitaire.

Selon sa mère, Therese Marren Gracey, la police a retrouvé son téléphone, mais l’étudiant n’est jamais rentré à l’appartement où il séjournait. Il portait au moment de sa disparition un t-shirt blanc, un pantalon sombre et une chaîne en or.

La famille a indiqué dans un communiqué que cette disparition est totalement inhabituelle, décrivant le jeune homme comme une personne responsable et très proche de ses proches. Elle affirme collaborer étroitement avec les autorités locales.

D’après des médias locaux, les autorités espagnoles ont également retrouvé son portefeuille flottant en mer, ce qui a conduit les recherches à se concentrer dans cette zone.

Advertisement

20260224_estafa_mh_728x90

previous arrow
next arrow

La disparition survient pendant le « spring break », une période durant laquelle des milliers d’étudiants américains voyagent vers des destinations touristiques comme la Floride, la Californie, le Mexique ou encore l’Espagne.

La fraternité Theta Chi International, à laquelle appartient Gracey, a exprimé sa « profonde inquiétude » pour sa sécurité, soulignant son engagement envers sa communauté et ses activités philanthropiques.

Continue Reading

International

Trump met en garde Netanyahu après une attaque israélienne non concertée

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que les actions d’Benjamin Netanyahu ne seront pas systématiquement soutenues par Washington, affirmant que certaines décisions militaires ne seront pas tolérées si elles ne correspondent pas aux intérêts américains.

« Parfois, il fera quelque chose, et si cela ne me plaît pas, alors nous arrêterons », a-t-il indiqué, faisant référence au dirigeant israélien, tout en soulignant que ce type de situation ne devrait pas se reproduire après une opération militaire menée sans consultation préalable avec les États-Unis.

L’attaque d’Israël contre le champ gazier iranien de South Pars a déclenché une série de frappes contre des infrastructures énergétiques dans la région du Golfe.

Plusieurs pays, dont le Qatar et Oman, ont dénoncé ces actions, les qualifiant de « dangereuses et irresponsables », estimant qu’elles représentent une menace pour la sécurité énergétique mondiale.

Continue Reading

International

Près de 1 000 défenseurs des droits humains tués en Colombie en dix ans, selon l’ONU

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué dans un communiqué publié le 19 mars 2026 que 972 défenseurs des droits humains ont été assassinés en Colombie entre 2016 et 2025.

Selon l’organisme, les défenseurs des droits humains ont été confrontés à une violence persistante au cours de la dernière décennie, avec une moyenne d’environ 100 assassinats par an.

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné que la Colombie reste « l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les défenseurs des droits humains ».

Le rapport précise que plus de 70 % des auteurs identifiés sont des acteurs armés non étatiques. Par ailleurs, 2 018 cas de menaces et d’attaques ont été recensés sur la même période.

Toutefois, l’ONU estime que ces chiffres ne représentent qu’« une fraction de l’ampleur réelle du phénomène », en raison de la sous-déclaration et des difficultés à documenter l’ensemble des cas.

Advertisement

20260224_estafa_mh_728x90

previous arrow
next arrow

Continue Reading

Trending

News Central