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International

Colombie: une délégation évalue la possibilité de rétablir la paix avec l’ELN à Cuba

AFP

Une délégation du gouvernement colombien s’est rendue à Cuba pour évaluer la disposition de l’Armée de libération nationale (ELN) à rétablir la paix, a déclaré jeudi le président Gustavo Petro, qui avait exprimé son souhait de reprendre les pourparlers avec la guérilla.  

Le commissaire pour la paix Danilo Rueda est chargé de la délégation qui s’entretiendra avec les repésentants de l’ELN, installés à La Havane depuis 2018.

M. Petro a déclaré à la presse qu’il avait autorisé M. Rueda à « prendre des contacts » avec les chefs de la guérilla, afin de relancer les négociations de paix,  interrompues par l’ancien président Iván Duque (2018-2022).

« Nous allons évaluer, il y a beaucoup de rumeurs, de communiqués, de déclarations favorables aux trêves, de possibilités de paix, mais il s’agit maintenant de voir si c’est vrai », a indiqué le premier président de gauche de Colombie. 

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Le ministre des Affaires étrangères Alvaro Leyva a publié une photo sur Twitter où il pose aux côtés de M. Rueda, le sénateur de la coalition de gauche au pouvoir Ivan Cepeda et sept autres personnes « quelques minutes avant de partir pour la République de Cuba ».

Après la signature d’un accord de paix historique avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) en 2016, des négociations avaient été entamées avec l’ELN l’année suivante sous la présidence du prix Nobel de la paix Juan Manuel Santos (2010-2018), d’abord à Quito puis à La Havane. 

Mais elles ont été interrompues par son successeur, le conservateur Ivan Duque, après un attentat contre l’école de police à Bogota, lors duquel 22 cadets, en plus de l’agresseur, avaient été tués en janvier 2019.

Le nouveau président colombien n’a pas décidé si les nouveaux pourparlers se tiendraient aussi à Cuba. Le président du Chili, Gabriel Boric, a déclaré lundi que son pays serait garant de ces négociations. 

Malgré l’accord de paix en 2016 qui a permis la démobilisation de la majorité des combattants des FARC, la Colombie connaît un regain de violence de la part de dissidents et groupes armés qui se disputent le contrôle du trafic de drogue et de l’extraction minière illégale.

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Selon les autorités, l’ELN compte actuellement quelque 2.500 membres, contre environ 1.800 au moment des négociations. Elle est surtout présente dans la région du Pacifique et à la frontière avec le Venezuela. 

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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