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Bolivie: étudiant depuis 33 ans, un responsable syndical est poursuivi au pénal

AFP

Le chef d’un syndicat d’étudiants de Bolivie est poursuivi au pénal, accusé d’avoir transformé sa fonction de représentativité « en commerce » après avoir passé 33 ans à étudier dans diverses filières sans jamais décrocher de diplôme, a indiqué jeudi un député.

Max Mendoza, président de la Confédération universitaire bolivienne (CUB) âgé de 52 ans et étudiant dans un établissement public gratuit depuis 1989, est apparu sur le devant de la scène lorsqu’un mouvement de foule pendant un rassemblement étudiant début mai a fait quatre morts et 70 blessés.

« Nous poursuivons pénalement » M. Mendoza pour avoir fait un « commerce » de sa fonction, a annoncé le député pro-gouvernemental Hector Arce, au cours d’une conférence de presse.

M. Mendoza « a 52 ans, il étudie depuis 33 ans à l’université, il a échoué à plus de 200 matières, il a obtenu zéro à plus d’une centaine de matières (et) il reçoit un salaire de 21.860 bolivianos (quelque 3.150 dollars) par mois », a relevé M. Arce.

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En Bolivie, « être dirigeant universitaire, c’est un commerce. Pourquoi étudier (et être reçu aux examens) s’il y a tant de bénéfices? », a-t-il fait valoir.

M. Mendoza a commencé par étudier l’administration d’entreprises puis, il y a 25 ans, il s’est ré-orienté vers le droit où le cursus dure normalement cinq ans en Bolivie.

S’il est su que les organisations étudiantes des universités publiques reçoivent des aides de l’Etat bolivien, il n’était pas de notoriété publique que leurs dirigeants perçoivent des « salaires ».

M. Mendoza, président de la CUB depuis quatre ans, est poursuivi pour « enrichissement illégal, gain lié à la fonction, comportement anti-économique et détournement de fonds ».

D’après des médias locaux, de nombreux responsables étudiants étirent leurs études pour conserver leurs fonctions et les avantages qui en découlent.

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Lors d’un rassemblement le 9 mai à l’université d’Etat Tomas Frias à Potosi (sud-ouest), une grenade lacrymogène a été lancée dans la foule provoquant une bousculade qui a fait quatre morts. Quatre personnes ont été placées en détention dans le cadre de l’enquête sur ce drame.

M. Mendoza, qui a été identifié comme un des organisateurs de cette mobilisation estudiantine, n’a pas à ce stade réagi publiquement aux accusations à son encontre.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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International

Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche

Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.

Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.

Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.

Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.

L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

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Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.

Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.

Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.

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International

La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump

Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.

Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.

« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.

Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.

L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.

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Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.

Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.

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