Amérique centrale
Nicaragua: un opposant emprisonné, placé en résidence surveillée pour raisons de santé
AFP
L’ancien vice-ministre des Affaires étrangères du Nicaragua Víctor Hugo Tinoco, emprisonné avec plusieurs opposants au gouvernement de Daniel Ortega, a été placé en résidence surveillée en raison de problèmes de santé, a rapporté mardi une organisation de défense des droits humains.
M. Tinoco, 69 ans, « est chez lui avec quelques membres de sa famille, tous au secret », a déclaré l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh), qui documente les procédures judiciaires des opposants.
« Les autorités doivent clarifier son état de santé, qui a suscité l’inquiétude après qu’il a été signalé que sa vie était gravement menacée dans (la prison d’) El Chipote », a exigé le Cenidh sur les réseaux sociaux.
Six autres prisonniers de l’opposition, âgés et en mauvaise santé, ont également été assignés à résidence.
Ancien compagnon d’armes d’Ortega pendant la lutte contre la dictature de Somoza, l’ex-diplomate a été arrêté en juin et condamné à 13 ans de prison pour atteinte à l’intégrité nationale.
M. Tinoco s’est dissocié d’Ortega il y a deux décennies en raison de divergences au sein du Front sandiniste de libération nationale (FSLN).
Comme lui, plus de 40 opposants, dont sept candidats à la présidence, ont été arrêtés en 2021 et condamnés à des peines allant de huit à treize ans d’emprisonnement.
Le gouvernement les accuse de comploter pour renverser le président, avec le soutien de Washington.
Daniel Ortega, un ancien guérillero au pouvoir depuis 2007, a remporté en novembre un quatrième mandat consécutif.
En mars, Cristian Tinoco, fille de l’ex-diplomate, a prévenu que l’état de ssanté de son père était « grave », avec des troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension et une baisse des globules blancs dénotant des défenses immunitaires « anormalement faibles ».
Elle a dénoncé la situation médicale de son père après que l’ancien guérillero Hugo Torres soit décédé à l’hôpital le 12 février après huit mois de prison.
Malgré les tensions avec les États-Unis, des responsables de l’administration de Joe Biden ont reconnu qu’il existe « une série de communications bilatérales » avec Managua pour faire pression en faveur de la libération des opposants.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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