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Chili: la Convention livre une première version de la nouvelle Constitution

AFP

La Convention constitutionnelle a remis lundi, pour examen, la première version de la nouvelle « Magna Carta » chilienne, qui consacre un nouveau « catalogue de droits sociaux », en réponse aux demandes des Chiliens qui souhaitent un pays où règne une plus grande égalité sociale.  

« Voici les aspirations de millions de citoyens qui ont placé leurs espoirs et leurs rêves dans ce processus », a déclaré la présidente de la Convention, María Elisa Quinteros, dans le discours par lequel elle a officialisé la remise du projet de la nouvelle Constitution.

Le passage de témoin a eu lieu lors d’une session plénière spéciale, la 104e depuis la création de la Convention le 4 juillet dernier, au pied des ruines de Huanchaca, un monument national situé à Antofagasta, située à 1.330 km au nord de Santiago. 

« Ce texte incarne une nouvelle façon de se rapporter à l’autre, une nouvelle façon de comprendre la vie dans notre pays, où chacun peut se sentir protégé. Avec ces règles et ces articles, nous commençons à construire un Chili plus juste », a ajouté M. Quinteros. 

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Pour sa révision, le projet de 499 articles a été remis à la Commission d’harmonisation, qui doit en assurer l’ordre et la cohérence. 

La nouvelle Constitution vise à remplacer celle en vigueur depuis la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Le nouveau texte, qui garantit de nouveaux droits sociaux, sera soumis à un referendum avec vote obligatoire le 4 septembre, après avoir été soumis au président Gabriel Boric.

De violentes manifestations ont éclaté en octobre 2019 au Chili, pour réclamer plus de justice sociale dans un pays très inégalitaire.

La proposition de nouvelle Constitution a laissé de côté de nombreuses idées qui ont suscité la controverse lors des discussions, comme le référendum révocatoire, la perte d’autonomie de la Banque centrale et la nationalisation des mines.

Elle consacre un « catalogue de droits sociaux » dont l’Etat devra se porter garant: le droit à la santé, l’éducation, un logement décent et des retraites. Il établit également un nouvel ordre du système politique et judiciaire, ainsi qu’un nouveau mode de répartition du pouvoir dans les gouvernements régionaux.

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International

Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum

Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.

Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.

Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).

De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».

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Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

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