Amérique centrale
Nicaragua: un ex-diplomate critique d’Ortega déclaré « coupable » d’atteinte à l’intégrité nationale
AFP
Un ex-ambassadeur nicaraguayen et ancien prêtre, Edgard Parrales, a été reconnu mardi coupable d’atteinte à l’intégrité nationale, un délit pour lequel plusieurs opposants au président Daniel Ortega sont emprisonnés depuis l’an dernier.
Edgard Parrales, ancien prêtre jésuite âgé de 79 ans qui fut ambassadeur du Nicaragua auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) dans les années 1980, a été jugé à huis clos dans une prison de la police à Managua appelée « El Chipote », selon le Centre nicaraguayen des droits humains (Cenidh).
Ancien allié d’Ortega au sein du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), Parrales avait été un des six prêtres sanctionnés par le pape Jean Paul II dans les années 80 pour avoir accepté des postes que le Vatican avait jugés incompatibles avec leur appartenance à l’Eglise. Il avait pris ses distances avec le régime dès les années 90.
Edgard Parrales a été arrêté en novembre après avoir critiqué la décision du gouvernement de quitter l’OEA, dont l’Assemblée générale avait estimé que les élections nicaraguayennes du 7 novembre « n’avaient été ni libres, ni justes, ni transparentes et n’avaient pas de légitimité démocratique ».
Le parquet a demandé que l’ancien ambassadeur soit condamné à huit ans de prison, l’accusant aussi de diffuser des fausses nouvelles. La peine devrait être annoncée le 5 mai.
« Je suis innocent, ma vie et mon engagement dans la défense du Nicaragua, en particulier auprès de l’OEA, en témoignent », a déclaré l’ex-ambassadeur devant la juge Nadia Tardencilla, selon le Cenidh. Il a accusé Ortega d’être « responsable » de la « tragédie » que traverse le Nicaragua. « J’accuse Daniel Ortega », a-t-il affirmé.
Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007, a été réélu le 7 novembre pour un quatrième mandat présidentiel consécutif. Le scrutin a été la cible de sévères critiques de la communauté internationale, notamment en raison de l’absence de tout adversaire sérieux, sept candidats potentiels ayant été arrêtés au cours des six mois avant l’élection.
Un autre ex-ambassadeur nicaraguayen, Arturo McFields, a fait défection de manière spectaculaire le 23 mars en dénonçant devant l’OEA la « dictature » de Daniel Ortega au Nicaragua où plus de « 177 prisonniers politiques » sont emprisonnés.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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