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International

Pérou: couvre-feu instauré mardi à Lima après des manifestations

AFP

Un couvre-feu a été instauré mardi à Lima, la capitale du Pérou, et la ville portuaire voisine de Callao, après des manifestations violentes des transporteurs contre la hausse des prix du carburant, a annoncé le président de gauche Pedro Castillo.

Le couvre-feu, qui touche quelque 10 millions d’habitants, entre en vigueur à l’aube et sera maintenu jusqu’à mardi minuit face aux « faits de violence que certains groupes ont voulu susciter » et « afin de rétablir la paix et l’ordre », a déclaré M. Castillo, lors d’une allocution télévisée diffusée lundi soir.

Des affrontements entre les manifestants et la police ont éclaté lundi dans plusieurs zones du Pérou durant un mouvement de grève lancé par les transporteurs, le premier conflit social qu’affronte le chef de l’Etat depuis son élection en juillet dernier à la tête du pays latino-américain.

Les manifestations, qui ont provoqué des blocages routiers et une suspension des classes dans plusieurs régions, ont été déclenchées par la hausse du coût du carburant et des péages ainsi que des prix alimentaires.

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Elles ont aussi donné lieu à des scènes de pillage dans des magasins dans le Sud et l’Est du pays, selon des images retransmises par les télévisions locales. A Ica, à 300 km de Lima, plusieurs postes de péages ont été incendiée sur la Panamericana, l’un des principaux axes routiers du pays.

Le syndicat des transports a appelé à la poursuite du mouvement de grève jusqu’à mardi.

« Je lance un appel au calme, à la sérénité. La protestation sociale est un droit constitutionnel mais il doit s’exercer dans le respect de la loi », a souligné le président péruvien, dont le gouvernement avait supprimé la semaine dernière un impôt sur les carburants dans un souci d’apaisement.

Le gouvernement a également décreté une augmentation de 10% du salaire minimum qui atteindra l’équivalent de 277 dollars à partir du 1er mai.

Avant l’élection de M. Castillo, le Pérou a été secoué par des crises ministérielles à répétition et la formation de quatre gouvernements en huit mois. Le président péruvien a échappé lui-même fin mars à une procédure de destitution engagée par l’opposition.

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International

La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump

Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.

Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.

« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.

Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.

L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.

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Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.

Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.

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International

Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027

Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.

Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.

Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.

« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.

Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.

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Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».

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International

Gustavo Petro rencontre Delcy Rodríguez à Caracas pour renforcer la coopération bilatérale

Le président colombien Gustavo Petro est arrivé ce vendredi au Venezuela pour une rencontre bilatérale avec la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, centrée sur la sécurité frontalière et la coopération énergétique.

Cette visite marque la première visite officielle d’un chef d’État au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier.

Autrefois proche allié de Maduro, Petro avait condamné les opérations militaires menées sur le territoire vénézuélien et qualifié initialement l’arrestation de « kidnapping ».

Depuis son arrivée à la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a repris les relations diplomatiques avec États-Unis et lancé des réformes visant à faciliter les investissements privés et étrangers dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.

La rencontre entre les deux dirigeants devrait également permettre d’avancer sur plusieurs projets bilatéraux en suspens, notamment la vente de gaz vénézuélien à la Colombie et l’interconnexion électrique entre les deux pays.

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