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Canada: Justin Trudeau signe un accord politique pour gouverner jusqu’en 2025

AFP

Le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a annoncé mardi la conclusion d’un accord entre son parti libéral et le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) pour maintenir son gouvernement minoritaire au pouvoir jusqu’en 2025.

Réélu pour un troisième mandat en septembre, Justin Trudeau est à la tête d’un gouvernement minoritaire, dont la durée de vie est en principe de 18 à 24 mois. Cet accord lui permettra d’éviter des élections anticipées.

« Cette entente de soutien et de confiance entre en vigueur maintenant et le restera jusqu’à la fin de ce parlement en 2025 », a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse.

Le responsable politique de 50 ans, au pouvoir depuis 2015, a justifié cet accord avec la quatrième formation du parlement en expliquant qu’il permettrait au gouvernement de « fonctionner dans la stabilité et la prévisibilité ».

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« Avec tant d’instabilité autour de nous, les Canadiens ont besoin de stabilité. »

Il ne s’agit pas d’une coalition formelle puisqu’aucun membre du NPD ne fera son entrée au gouvernement, mais les deux partis voteront de concert à la Chambre des Communes pour de nouvelles mesures fiscales, environnementales ou encore liées à la santé et au logement.

Le NPD accepte ainsi « de soutenir le gouvernement sur les questions de confiance et de budget » pour éviter de faire tomber le gouvernement, selon un communiqué.

Le vote du budget fédéral, toujours un moment crucial, se fera dans les prochaines semaines à Ottawa.

« Il est dans la nature même de la politique de proposer des visions contradictoires, mais personne ne profite de la polarisation croissante et du dysfonctionnement parlementaire qui empêchent d’obtenir ces résultats pour les Canadiens », a déclaré Jagmeet Singh, le chef du NPD.

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La cheffe par intérim des Conservateurs, Candice Bergen, a dénoncé cette « coalition », qui aura des « effets catastrophiques sur l’économie canadienne », et prouve que Justin Trudeau veut « rester au pouvoir à tout prix ». 

Le Premier ministre canadien avait échoué en septembre dernier a retrouver une majorité pour son troisième mandat lors d’élections qu’il avait déclenchées.

La chambre des Communes compte 338 députés. Les libéraux détiennent 159 sièges, les conservateurs 119, le Bloc québécois et le NPD en ont respectivement 32 et 25. A cela s’ajoutent deux députés verts et un indépendant.

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International

Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche

Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.

Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.

Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.

Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.

L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

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Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.

Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.

Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.

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International

La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump

Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.

Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.

« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.

Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.

L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.

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Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.

Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.

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International

Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027

Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.

Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.

Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.

« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.

Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.

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Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».

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