Amérique centrale
Nicaragua: 13 ans de prison pour deux opposants, un ex-guérillo et un leader étudiant
AFP
L’ex vice-ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Víctor Tinoco et le leader étudiant Max Jerez ont été condamnés lundi à 13 ans de prison pour « atteinte à l’intégrité nationale » lors de procès contre des opposants au gouvernement de Daniel Ortega, selon une organisation humanitaire.
Tous deux n’auront plus le droit d’exercer une fonction publique durant cette période, a indiqué sur son compte Twitter le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).
Victor Tinoco, 69 ans, est un ancien compagnon d’armes de l’ex-guérilla du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche) du président Ortega, qui a renversé la dictature en 1979.
Entre 1981 et 1990, il a été vice-ministre des affaires étrangères avant de prendre ses distances avec le chef de l’Etat et de devenir un de ses principaux opposants.
Max Jerez, étudiant en sciences politiques à l’Université polytechnique (Upoli), a participé aux négociations visant à mettre fin à la crise politique déclenchée par les manifestations de masse de 2018, qui ont fait 355 morts, selon la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH).
Pour le gouvernement, il s’agissait d’une tentative de coup d’État.
Les procès, qui se déroulent à huis clos, de 46 opposants, dont sept candidats à la présidence, se sont ouverts le 1er février.
Le président Ortega les accuse d’avoir comploté pour le renverser, avec le soutien de Washington. Tous sont poursuivis en vertu d’une loi de 2020 qui considère ces actes comme de la « trahison ».
La majorité d’entre-eux ont été arrêtés l’an dernier avant la tenue de l’élection présidentielle remportée par Daniel Ortega pour la quatrième fois consécutive.
À ce jour, au moins 21 opposants ont été condamnés, dont 15 à des peines de prison allant de 8 à 13 ans de détention.
L’un des prévenus, l’ancien guérillero et ancien compagnon d’armes du président Hugo Torres, 73 ans, est décédé le 12 février à l’hôpital, où il avait été transféré depuis la prison.
Trois autres opposants, dont le candidat à la présidence Arturo Cruz, ont été transférés en résidence surveillée samedi pour des raisons de santé.
Les proches des opposants emprisonnés et les défenseurs des droits humains dénoncent depuis des mois le mauvais état de santé des détenus. Amaigris par le peu de mauvaise nourriture qu’ils reçoivent, ils perdent leurs dents, souffrent de pertes de mémoire et d’évanouissements, de dépression, tandis qu’ils n’ont pas accès aux soins médicaux que requiert leur état, dénoncent ceux qui ont pu leur rendre visite.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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