International
L’Argentine vote pour des législatives de mi-mandat périlleuses pour Fernandez
AFP
Les Argentins votent dimanche lors de législatives partielles qui pourraient sérieusement hypothéquer la gouvernance du président de centre-gauche Alberto Fernandez, menacé de devenir minoritaire dans les deux chambres du Parlement à deux ans de la fin de son mandat.
Confrontée à une inflation galopante (41,8% en 2021), à l’impact socio-économique du Covid –même si la croissance repart après trois ans de récession–, et à une échéance intimidante de remboursement de prêt au FMI, la coalition péroniste au pouvoir depuis 2019 a subi un vote-sanction de l’électorat en septembre aux « primaires », une particularité argentine, sorte de répétition, généralement fiable, du scrutin à venir.
Majoritaire au Sénat, mais pas à la Chambre des députés –même si elle y constitue le premier groupe- la coalition a obtenu en septembre 33% des voix au niveau national, contre 37% à la coalition libérale (centre-droit) d’opposition de l’ex-président Mauricio Macri.
Lors du scrutin de dimanche, qui renouvelle un tiers des sénateurs et la moitié des députés, une répétition de ce scénario pourrait voir le gouvernement devenir minoritaire aux deux chambres, et claudiquer jusqu’aux présidentielles de 2023, obligé de n’engager que des politiques consensuelles, ou de recourir à des décrets.
En clôture de campagne cette semaine, le chef de l’Etat s’est posé en défenseur des intérêts des Argentins face au remboursement du prêt (19 milliards de dollars dûs en 2022) octroyé sous la présidence Macri (2015-2019).
– Pauvreté –
« Cela ne se résoudra pas en 5 minutes, car ceux qui résolvent cela en 5 minutes sont ceux qui donnent raison en tout au FMI, mais pas à vous », a-t-il dit. La pauvreté touche 40,6% des Argentins.
La candidate Maria Eugenia Vidal, ex-gouverneure de Buenos Aires et figure montante de l’opposition, a pour sa part stigmatisé le gouvernement pour n’avoir répondu à son revers électoral de septembre que par un « plan petit argent de poche », via des aides sociales, et en se défaussant derrière « Ah mais (l’héritage) Macri, vous savez… »
Elle a estimé qu’en ces élections se jouait potentiellement « la fin du kirchnérisme », en référence à la toujours influente vice-présidente Cristina Fernandez de Kirchner, ex-cheffe de l’Etat (2007-2015) et à ce jour présidente du Sénat.
Pour plusieurs analystes politiques, le scrutin de dimanche à aussi valeur de test pour la solidité de chacune des coalitions, en vue de la présidentielle de 2023. Et ce alors qu’émergent des candidats inédits en Argentine, tel l’économiste libéral-libertaire Javier Milei, à l’affinité assumée avec l’ex-président américain Donald Trump ou le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro. M. Milei devrait entrer au Parlement.
L’amélioration notable de la situation sanitaire ces derniers mois (78% de vaccinés à une dose, 60% à deux) pourrait avoir aussi un impact indirect sur le scrutin, avec une participation attendue en nette hausse, à 73% par rapport aux primaires, selon la Chambre nationale électorale. Le vote est obligatoire en Argentine, mais tolère des exemptions.
International
Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori
Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.
Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).
Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.
L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.
Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.
Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.
Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.
De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.
« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.
La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.
Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.
Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.
Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.
International
Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux
Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.
Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.
Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.
À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.
La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.
Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.
International
Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.
Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.
Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.
Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.
En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.
La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.
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