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International

Venezuela: libération de deux des trois militants d’une ONG inculpés de terrorisme

AFP

Arrêtés en juillet et inculpés de « terrorisme », deux des trois militants de l’ONG Fundaredes, spécialiste de la zone frontalière avec la Colombie et critique du pouvoir, ont été libérés mardi mais son directeur reste emprisonné, ont indiqué différentes sources.

« Omar de Dios Garcia et Rafael Tarazona de Fundaredes ont été libérés ce matin (mardi). Ils devront se présenter tous les huit jours au tribunal », a affirmé sur son compte Twitter Alfredo Romero, avocat, directeur de l’ONG Foro Penal, spécialiste de l’univers carcéral.

Javier Tarazona, le directeur de Fundaredes reste « privé de liberté », a-t-il précisé. 

« Notre directeur est toujours détenu de manière arbitraire, et doit aussi être libéré sans conditions parce qu’il est innocent des crimes dont on l’accuse », a écrit Fundaredes sur le même réseau social.

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Javier Tarazona est devenu une figure médiatique ces derniers mois au Venezuela, alertant notamment en mars sur les combats entre l’armée vénézuélienne et des groupes armés colombiens à la frontière entre les deux pays.

Les affrontements contre ces groupes armés, dont une partie sont des dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), ont fait 16 morts du côté de l’armée, selon le bilan officiel qui ne recense pas les pertes ennemies. 

Fundaredes a notamment accusé le pouvoir d’héberger sur le territoire vénézuélien des chefs rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla active en Colombie, et des dissidents des ex-FARC.

Les « accusations » de liens du pouvoir avec les dissidents des FARC se font « sans montrer de preuves », avait affirmé le procureur qui accusait les militants de « préparer le terrain à de nouvelles agressions (contre le Venezuela) en alimentant une atmosphère négative ». 

Selon lui, les communications des militants avec l’étranger montrent que les accusations de l’ONG sont « orchestrées par des agents externes dont le but est la déstabilisation de l’Etat vénézuélien ».

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La Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, avait réagi estimant que la détention des militants étaient un « exemple préoccupant » des « restrictions de l’espace civique » au Venezuela, jugeant les accusations « disproportionnées ».

Le Venezuela, qui renforce régulièrement ses troupes à la frontière colombienne, dit avoir lancé en mars des opérations pour libérer son territoire de toute incursion de groupes armés colombiens.

Caracas accuse ces groupes d’avoir posé des mines antipersonnel et d’être en cheville avec le trafic de drogue. 

Des milliers de personnes ont fui la zone en raison des combats. 

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International

La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue

Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.

Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.

Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.

Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.

Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.

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Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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International

Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche

Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.

Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.

Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.

Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.

L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

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Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.

Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.

Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.

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