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International

Venezuela: l’ONU demande une « enquête indépendante » sur la mort d’un prisonnier politique

AFP

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a demandé mercredi une « enquête indépendante » sur la mort en détention au Venezuela du général Raul Baduel, 66 ans, un des plus célèbres prisonniers politiques vénézuéliens.

« Nous regrettons la mort en détention de Raul Baduel. Nous appelons le Venezuela à garantir une enquête indépendante », a écrit le Haut-Commissariat sur Twitter mercredi.

L’ONU demande aussi des soins médicaux pour tous les détenus et la libération des personnes emprisonnées arbitrairement.

Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a annoncé le décès mardi assurant que le général, âgé de 66 ans, était mort des suites du Covid-19 après avoir reçu des soins et une première dose de vaccin.

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Andreina Baduel, la fille du général, a accusé le « régime » d’avoir « assassiné »  son père, affirmant sur Twitter qu’il était « faux qu’il avait le Covid-19 ».

Le général Baduel avait aidé l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013) à reprendre le pouvoir lors de la tentative de coup d’Etat de 2012 au Venezuela.

Alors commandant de brigade basé à Maracay (200 km à l’ouest de Caracas), il avait annoncé son attachement à la Constitution et permis à Hugo Chavez, qui était aux mains des putschistes, de reprendre le pouvoir.

Récompensé par un poste de ministre, il était ensuite devenu un adversaire du pouvoir et avait été emprisonné huit ans pour corruption. Libéré en 2015, il avait été de nouveau arrêté, accusé cette fois de complot. Il a été dégradé et rayé des cadres de l’armée.

Deux fils de Raul Baduel ont également été accusés de complot. Raul Emilio Baduel est actuellement en liberté, mais Josnars Adolfo Baduel a lui été arrêté, accusé d’avoir participé à une tentative d’invasion maritime qui a échoué en 2019 et dont le but était de renverser le président Nicolas Maduro, successeur de Hugo Chavez.

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La mort de Raul Isaias Baduel « porte à dix le nombre de prisonniers politiques morts en détention », a précisé mardi l’avocat Gonzalo Himiob, de l’ONG Foro Penal qui défend les droits des détenus.

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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