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International

Equateur: le gouvernement rejette la demande des organisations indigènes

AFP

Le président équatorien Guillermo Lasso a refusé de suspendre la hausse des prix du carburant comme le proposait la principale organisation indigène du pays, avec laquelle il a entamé lundi un dialogue qu’il a qualifié de « constructif ».

« Je suis vraiment désolé, mais nous ne pouvons pas satisfaire une demande comme celle-ci, d’autant plus en une réunion de deux heures », a déclaré le président à l’issue d’une première rencontre avec Leonidas Iza, chef de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie). 

M. Lasso, qui a pris ses fonctions en mai au milieu d’une grave crise économique nationale aggravée par la pandémie, a cependant évoqué un « dialogue constructif » avec l’association indigène.

« Nous espérons que cela se poursuivra avec des tables rondes thématiques et que nous pourrons résoudre les questions qu’aujourd’hui, pour des raisons évidentes dans une réunion de deux heures, nous ne pouvons pas épuiser », a-t-il ajouté.

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– « Aucune réponse concrète » –

Leonidas Iza a déclaré qu’il était venu au Palais Carondelet, siège de l’exécutif à Quito avec un « esprit démocratique » et « l’espoir » d’ »avoir des réponses concrètes à un problème concret : la crise économique ».

Il a cependant estimé que « parmi les questions soulevées (…) il n’y en a aucune de la part du président. »

M. Iza est arrivé à la réunion à la tête d’un cortège pacifique de quelque 300 personnes, paysans, ouvriers et étudiants qui ont parcouru environ trois kilomètres jusqu’au centre historique de la capitale Quito.

Le dirigeant indigène demandait l’abrogation les décrets de l’ancien président Lenin Moreno (2017-2021) qui prévoient le réajustement mensuel des prix des carburants en fonction du prix du pétrole sur le marché international, une mesure qui « augmente les prix de tous les produits de première nécessité », selon le dirigeant indigène.

L’Équateur est l’un des pays où le prix du pétrole est le moins cher en Amérique latine. Le gallon américain d’essence ordinaire (3,78 litres) y était de 2,39 dollars en septembre, en augmentation cependant de 41% par rapport à août.

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Le prix du carburant est un fréquent sujet de discorde entre les gouvernements équatoriens et les groupes autochtones, et de violentes manifestations ont éclaté en 2019 contre la suppression des subventions, faisant onze morts.

Les protestations avaient contraint le gouvernement de M. Moreno à faire marche arrière, avant de décréter la révision des prix en fonction des cours internationaux du pétrole, qui sont en hausse.

La Conaie rejette également l’exploitation minière, qui a pris une dimension industrielle depuis 2019.

Les autres sujets de négociation avec le gouvernement seront la révision des prix des produits issus du monde paysan, les crédits du système financier et les politiques de flexibilité du travail.

Les autochtones représentent 7,4% de la population équatorienne, selon le recensement de 2010, tandis que les études anthropologiques indiquent que 25% des 17,5 millions d’habitants du pays sont des autochtones, selon le dirigeant indigène et ancien candidat à la présidence Yaku Pérez.

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International

La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue

Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.

Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.

Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.

Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.

Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.

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Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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International

Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche

Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.

Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.

Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.

Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.

L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

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Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.

Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.

Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.

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