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Les indigènes d’Equateur acceptent de dialoguer avec le gouvernement

AFP

La Confédération des nations indigènes d’Equateur, qui a pris part au renversement de trois présidents du pays entre 1997 et 2005, a accepté de tenir un premier dialogue avec le gouvernement du président Guillermo Lasso, a déclaré vendredi à l’AFP son chef, Leonidas Iza.

« Nous avons confirmé par écrit que nous allons participer au dialogue avec le gouvernement national », a déclaré M. Iza.

Le président Lasso a convoqué les représentants de la Conaie pour une première réunion le 4 octobre, a-t-il précisé.

Ce sera le premier dialogue politique entre les représentants indigènes et le président de droite, qui a pris ses fonctions en mai dernier pour un mandat de quatre ans.

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La plus grande organisation indigène d’Équateur va maintenir son appel à l’abrogation des décrets présidentiels de 2020 autorisant la hausse mensuelle des prix des carburants.

« Il est impossible que les prix du carburant continuent d’augmenter », a critiqué M. Iza dans un discours public, estimant que « c’est la première question à discuter avec le gouvernement ».

Le prix d’un gallon (3,78 litres) d’essence ordinaire a augmenté en août de 40% pour atteindre 2,28 dollars.

De son côté le président Lasso a d’ores-et-déjà prévenu qu’il n’avait pas l’intention de modifier sa politique des prix du carburant.

En 2019, les indigènes avaient mené des manifestations contre la hausse des prix du carburant, qui avaient fait 11 morts.

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Ils affichent également leur hostilité à l’exploitation minière, qui a pris une dimension industrielle depuis 2019.

« Ils exploitent déjà les minéraux, nous voulons renforcer les capacités productives des personnes qui vivent dans les zones minières », a commenté à ce propos M. Iza.

Les autres sujets de négociations avec le gouvernement seront la révision des prix des produits issus du monde paysan, les crédits du système financier et les politiques de flexibilité du travail.

Les autochtones représentent 7,4% de la population équatorienne, selon le recensement de 2010, tandis que les études anthropologiques indiquent que 25% des 17,5 millions d’habitants du pays sont des autochtones, selon le leader indigène et ancien candidat à la présidence Yaku Pérez.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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International

Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche

Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.

Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.

Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.

Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.

L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.

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Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.

Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.

Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.

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International

La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump

Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.

Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.

« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.

Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.

L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.

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Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.

Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.

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