International
Equateur: le président décrète l’état d’urgence dans les prisons après des émeutes
AFP
Le président équatorien Guillermo Lasso a décrété jeudi « l’état d’urgence » dans les prisons du pays afin de « rétablir l’ordre » après des émeutes qui ont fait 22 morts et une soixantaine de blessés, selon un dernier bilan officiel.
Depuis la province de Cotopaxi (centre), où a été enregistrée la majorité des victimes, le président Lasso a déclaré « l’état d’urgence dans le système pénitentiaire afin de mobiliser toutes les ressources humaines et économiques nécessaires pour rétablir l’ordre » dans les prisons du pays.
« Nous allons entamer un processus de restructuration total du système carcéral », a affirmé le chef de l’Etat, qui a remplacé le directeur de l’administration pénitentiaire par un militaire.
Il a annoncé que l’armée sera désormais chargée de contrôler l’accès aux prisons, tandis que la police gardera l’intérieur. Jusqu’à présent, la sécurité des établissements pénitentiaires était assurée par des gardes pénitentiaires civils.
Plus tôt dans la journée, l’administration pénitentiaire avait suspendu certaines activits « pouvant mettre en danger la population carcérale et les fonctionnaires administratifs ». Selon une source auprès de l’administration, les visites ont été suspendues dans certains établissements.
En février, des affrontements entre gangs pour le contrôle des principales prisons du pays avaient causé la mort de 79 détenus en une seule journée. Ces violences avaient été marquées par des scènes terribles, avec des cadavres décapités, révélant la puissance des gangs de narco-trafiquants dans ces établissements surpeuplés.
Selon le gouverneur de Cotopaxi, Oswaldo Coronel, mercredi, les émeutiers « ont utilisé des armes à feu de gros calibre, ainsi que des explosifs qui ont causé d’importants dégâts à l’intérieur du centre pénitentiaire ».
Des prisonniers sont parvenus à s’enfuir jeudi à l’aube. 78 d’entre eux ont été rattrapés par la police mais on ignore combien de détenus sont toujours en fuite.
L’Equateur compte environ 60 centres pénitentiaires d’une capacité de 29.000 places. La surpopulation avoisine 30%, avec 38.000 détenus, surveillés par 1.500 gardiens alors que, selon des experts, il en faudrait 4.000 pour un contrôle efficace.
Selon le Défenseur du peuple, il y a eu « 103 assassinats » dans les prisons équatoriennes en 2020.
Pour tenter de contrer les violences en prison, l’ex-président Lenin Moreno, remplacé en mai par Guillermo Lasso, avait décrété plusieurs fois l’état d’exception, notamment en 2020 pour trois mois.
Depuis le début de la pandémie, l’Equateur utilise des peines de substitution pour les délits mineurs afin de réduire sa population carcérale et a ramené ainsi la surpopulation des prisons de 42% à 30%.
International
La police neutralise cinq hommes armés lors d’une opération dans le nord du Mexique
Cinq hommes armés ont été tués lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans l’État de Zacatecas, au nord du Mexique, ont annoncé samedi les autorités locales.
L’affrontement s’est produit au cours d’une opération policière menée dans la municipalité de Calera, où les agents auraient été attaqués par un groupe armé.
« En ripostant à l’agression, les membres de la Force de Réaction Immédiate de Zacatecas (FRIZ) et de la Police d’Investigation ont neutralisé cinq civils armés », a déclaré le secrétaire général du gouvernement de l’État, Rodrigo Reyes, dans un message publié sur Facebook.
Cet incident intervient deux semaines après la découverte de dix corps dans plusieurs municipalités de Zacatecas. Selon les autorités, certains cadavres avaient été suspendus à des ponts, un mode opératoire destiné à intimider la population.
L’État de Zacatecas, autrefois l’un des plus touchés par la violence liée au crime organisé, a connu des niveaux particulièrement élevés d’insécurité entre 2021 et 2022 en raison des affrontements entre groupes criminels rivaux.
International
Feux en Gironde : les appels contradictoires des autorités divisent le gouvernement français
Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde, dans le sud-ouest de la France, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, entraîne d’importantes pertes économiques, une forte baisse de l’activité touristique et une vive polémique au sein des autorités françaises.
La controverse est née dimanche lorsque la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les vacanciers à reporter leur venue dans le département tant que les flammes ne seraient pas totalement maîtrisées.
« Compte tenu de la situation, je demande aux touristes qui s’apprêtent à partir en vacances au mois d’août de ne pas venir en Gironde tant que l’incendie ne sera pas sous contrôle », a déclaré la représentante de l’État lors d’une conférence de presse. Elle a également recommandé aux visiteurs déjà présents de choisir une autre destination.
Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein du gouvernement. Le ministre français du Tourisme, Serge Papin, a pris ses distances avec les propos de la préfète lors d’une interview accordée à la chaîne TF1.
Le ministre a appelé les vacanciers à maintenir leurs projets de séjour, estimant que la situation permettait désormais d’envisager une reprise progressive de l’activité touristique.
« La Gironde est un vaste territoire. Certaines zones ne sont pas touchées par les incendies et le feu est désormais circonscrit. J’espère que les secteurs évacués pourront rouvrir au cours du mois d’août », a-t-il déclaré.
Les incendies continuent toutefois de peser lourdement sur l’économie locale, notamment sur les professionnels du tourisme, qui redoutent une saison estivale marquée par une baisse importante de la fréquentation.
International
La grippe aviaire progresse en Australie avec de nouveaux cas signalés sur l’île Kangourou
Pendant des années, l’Australie est restée le seul territoire épargné par la variante H5 de la grippe aviaire, responsable de graves maladies et d’importants taux de mortalité chez les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages à travers le monde.
Le premier cas détecté en Australie a été confirmé en juin chez un oiseau marin migrateur.
Mercredi, quatre cas suspects de grippe aviaire ont été signalés sur l’île Kangourou, une destination touristique très prisée de l’État d’Australie-Méridionale, qui abrite également l’une des plus importantes colonies d’otaries du pays.
La ministre des Industries primaires d’Australie-Méridionale, Clare Scriven, a annoncé la fermeture des plages de l’île aux visiteurs afin de protéger ces animaux.
Elle a également indiqué que les autorités attendaient encore la confirmation de onze cas de grippe aviaire supplémentaires dans l’ensemble de l’Australie-Méridionale.
Le laboratoire national des sciences a confirmé cette semaine sept nouveaux cas chez des sternes huppées en Australie-Méridionale, portant à 27 le nombre total de cas recensés.
Près de la moitié des espèces d’oiseaux sauvages d’Australie et 83 % de ses espèces de mammifères sont endémiques de ce vaste territoire.
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